Volkswagen Jetta 2025

Les voitures disparaissent une à une du marché, mais il y a un segment où elles sont toujours nombreuses (le tout étant relatif), soit celui des modèles compacts. Les Honda Civic, Toyota Corolla, Mazda3, Kia K4 et Volkswagen Jetta, entre autres, continuent d’attirer la faveur d’un certain public. Le cas de la Jetta est intéressant. Voilà une voiture qui a un passé mythique au sein du groupe Volkswagen. Proposée au Canada depuis 1981, elle a marqué une génération et occupé différents rôles depuis près de 45 ans. En 2011, Volkswagen lui donnait même une nouvelle vocation, soit celle du modèle d’entrée de gamme de la marque, sous la Golf régulière qui était toujours proposée à ce moment-là. La Jetta a repris du galon depuis, mais puisque la Golf abordable n’est plus proposée au Canada, la Jetta demeure la proposition la moins chère de la gamme Volkswagen.

Trois versions

Il existe trois versions de la Jetta, soit les propositions Trendline, Comfortline et Highline. Il y en a une quatrième, en fait, avec la GLI, mais on parle d’une voiture qui est dans une autre catégorie, avec un moteur plus puissant et un comportement routier beaucoup plus intéressant. Les modèles Trendline et Comfortline sont les plus intéressants des trois premiers, principalement en raison de leurs prix respectifs, soit 28 460 $ et 30 860 $ (avec les frais de transports et de préparation). Avec le premier, on vous livre les sièges avant chauffants, la climatisation à deux zones, deux écrans de huit pouces, une banquette arrière rabattable en proportion 60-40, ainsi que les applications Apple CarPlay et Android Auto. Avec la déclinaison Comfortline, on ajoute la recharge sans fil pour cellulaires, le démarrage à distance, la connexion sans fil à Apple CarPlay et Android Auto, des sièges en cuirette plutôt qu’en tissu, une chaîne audio à six haut-parleurs plutôt que quatre, le régulateur de vitesse adaptatif, l’accès sans clef, ainsi que des essuie-glace qui détectent la pluie. Pour la majorité des besoins, le bonheur peut se trouver avec ces deux moutures.

Quant à la version Highline, elle ajoute des fioritures, comme une bande illuminée à l’avant, un toit ouvrant, un écran de 10,25 pouces pour les informations de conduite, des sièges en cuir, ainsi qu’un éclaira d’ambiance. À 34 860 $, l’offre est moins intéressante. Surtout, le saut à la version GLI n’est pas si grand. Cette variante, entièrement équipée et bien plus intéressante, se vend 37 660 $. Personnellement, ce serait la variante Comfortline ou bien la GLI.

La mécanique

La Jetta est animée par un moteur 4-cylindres turbo de 1,5 litre, lequel propose une cavalerie de 158 chevaux et un couple de 184 livres-pieds de couple. Ce bloc est marié à une boîte de vitesses automatique à huit rapports. Côté prestation, c’est correct, sans plus. On n’est jamais à court de puissance, mais il faut oublier les folies. De toute manière, ce n’est pas la vocation de ce modèle. Là où il impressionne, c’est à la pompe. C’est simple, la consommation de la Jetta est très impressionnante. Elle se rapproche dangereusement de celles de voitures hybrides dans la catégorie, mais la différence, c’est que la facture est bien moins élevée. Dans le cas de la Honda Civic hybride, la différence frise les 10 000 $. Lors de ma semaine d’essai d’une version Highline, j’ai maintenu une moyenne de 5,4 litres aux 100 kilomètres. Lors d’un trajet de 98 km, principalement réalisé sur l’autoroute, ma cote s’est établie à 4,8 litres. Sur un autre tracé de 60 km sur des autoroutes urbaines, j’ai réalisé un 4,4 litres. Ma pire sortie ; 5,9 litres pour une distance de 68 kilomètres. La cote de consommation de la Toyota Prius est de 4,8 litres aux 100 km. La Civic hybride est à 4,9 litres, les Toyota Corolla hybride et Hyundai Elantra hybride sont à 4,7 litres. Vraiment, la Jetta se prend pour une voiture hybride.

Au volant

Et au volant, elle ne déçoit pas. Son comportement routier est solide et son niveau de confort est tout à fait à la hauteur. Il est facile de se trouver une bonne position de conduite et les sièges, franchement, offrent un soutien parfait. S’il y a un petit bémol, c’est avec la boîte automatique qui, à basse vitesse, lorsqu’on freine et qu’on accélère fréquemment, semble se chercher un peu. Ce n’est pas un irritant majeur, mais il faut s’y habituer.

Conclusion

En bout de piste, la Jetta demeure un très bon choix pour ceux qui sont plus conscients de leur budget, tant à l’achat qu’à l’usage, avec un rendement si efficace à la pompe. Vous n’obtiendrez pas la même fiabilité que chez Honda ou chez Toyota, mais Volkswagen a progressé au fil des années et la Jetta peut surprendre à ce chapitre.

Forces

Consommation très faible

Coffre hyper généreux

Comportement routier sain

Faiblesses

Une boîte de vitesses qui est parfois hésitante à bas régime

La version Highline est moins intéressante

Encore trop de touches tactiles

Le texte Volkswagen Jetta 2025 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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