Une restructuration coûteuse de 6,8 milliards pour GM en Chine

La situation financière de General Motors (GM) en Chine continue de se détériorer, poussant l’entreprise à enregistrer des charges non monétaires dépassant 6,8 milliards CAD liées à une restructuration de son activité locale et à la dépréciation de sa coentreprise avec SAIC Motors.

La fin d’une époque florissante

Anciennement moteur de profit pour GM, le marché chinois est désormais un terrain difficile où la concurrence féroce des constructeurs locaux, soutenus par des subventions gouvernementales, a éclipsé les marques américaines et européennes.

Pour le quatrième trimestre 2024, GM prévoit :

  • 3,6 à 4,0 milliards CAD de coûts de restructuration, liés notamment à la fermeture d’usines et à l’optimisation de son portefeuille.
  • 3,7 milliards CAD liés à la dévaluation de sa coentreprise avec SAIC Motors.

Ces pertes non monétaires affecteront les bénéfices nets de l’entreprise, mais pas ses résultats ajustés, a précisé un porte-parole de GM.

Un marché “intenable” selon Mary Barra

La PDG de GM, Mary Barra, a averti en juillet que le marché chinois devenait insoutenable pour de nombreuses entreprises. En 2024, GM a perdu environ 480 millions CAD dans la région sur les trois premiers trimestres. Le constructeur a vu ses ventes s’effondrer de 59 % sur les 11 premiers mois de l’année, avec seulement 370 989 véhicules vendus, contre plus de 3,8 millions pour le leader chinois des véhicules électriques BYD sur la même période. vBarra a promis une réduction significative des stocks chez les concessionnaires et une légère amélioration des ventes d’ici la fin de l’année, mais la tâche s’annonce difficile dans un contexte de guerre des prix et de domination des marques locales.

Restructuration et avenir incertain

Malgré ces difficultés, GM ne prévoit pas de nouveaux investissements en liquidités pour réorganiser sa coentreprise. Cette stratégie vise à éviter un effondrement financier, mais l’absence de détails sur la restructuration laisse planer des incertitudes. De son côté, Volkswagen, également en difficulté, renforce ses partenariats locaux pour compenser ses ventes déclinantes, tandis que Ford transforme sa présence en Chine en hub d’exportation. Certains analystes conseillent toutefois aux constructeurs américains de se retirer du marché chinois, jugé trop risqué.

Une concurrence locale redoutable

Alors que GM et d’autres acteurs internationaux peinent à s’imposer, des marques chinoises comme BYD ou Xpeng gagnent du terrain grâce à leurs véhicules électriques et à une technologie avancée. Ces entreprises bouleversent le marché mondial, forçant les géants historiques à revoir leurs stratégies.

Avec des renseignements de Reuters

Le texte Une restructuration coûteuse de 6,8 milliards pour GM en Chine provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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