Trump impose des tarifs de 35 % sur les importations canadiennes, mais l’automobile épargnée grâce à l’ACEUM

Le président américain Donald Trump a signé un décret le 31 juillet imposant une augmentation substantielle des tarifs douaniers sur les importations canadiennes, qui passent de 25 % à 35 %. Cette nouvelle mesure entre en vigueur immédiatement, soit le 1er août. Toutefois, les produits couverts par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) — comme les véhicules et les pièces automobiles — sont exemptés de cette hausse. Résultat : malgré le durcissement de ton à Washington, l’impact direct sur l’industrie automobile canadienne reste limité.

Une mesure justifiée par la crise des opioïdes, selon Trump

À l’origine de cette décision : une proclamation d’urgence nationale faite par Trump en février, en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). Il accusait alors le Canada et le Mexique de ne pas faire suffisamment pour enrayer l’entrée illégale de fentanyl et autres drogues aux États-Unis. Dans un communiqué publié le 31 juillet, la Maison-Blanche a reproché au Canada de ne pas coopérer pleinement dans la lutte contre la crise des opioïdes, tout en dénonçant les mesures de représailles tarifaires imposées par Ottawa. « En réponse à l’inaction persistante du Canada et à ses représailles commerciales, le président Trump juge nécessaire d’augmenter les tarifs à 35 % pour faire face efficacement à l’urgence en cours. » — Maison-Blanche, 31 juillet 2025

Peu de changements pour les pièces et véhicules automobiles

L’augmentation des tarifs ne s’applique pas aux produits respectant les règles d’origine de l’ACEUM, ce qui protège une grande partie des échanges transfrontaliers de véhicules et de pièces. En clair, les véhicules fabriqués au Canada avec une forte teneur en pièces américaines continueront de bénéficier d’un traitement préférentiel.

Par exemple, un véhicule assemblé au Canada contenant 50 % de pièces américaines n’est soumis qu’à un tarif de 12,5 %, plutôt que le plein tarif de 25 %. Les pièces canadiennes conformes à l’ACEUM sont totalement exemptées.

D’autres tarifs demeurent problématiques pour l’industrie

Cependant, un tarif distinct de 25 % sur les importations mondiales de véhicules — instauré par Trump en avril dernier — continue de frapper durement l’industrie automobile canadienne. Cela a déjà mené à des arrêts de production en Ontario et à la suppression d’un quart de travail à l’usine d’assemblage GM d’Oshawa, alors que le constructeur réoriente certaines productions vers les États-Unis.

Les tarifs sur l’acier et l’aluminium américains importés du Canada, eux, continuent aussi de gonfler les coûts pour les fabricants de pièces et les constructeurs automobiles canadiens.

Le cas du Mexique : statu quo temporaire

Le même jour, Trump a également prolongé de 90 jours les tarifs de 25 % imposés au Mexique après une discussion téléphonique avec la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum. Trump a évoqué la complexité des enjeux frontaliers et commerciaux avec le Mexique comme justification à ce délai supplémentaire.

Conclusion : l’industrie auto respire… pour l’instant

Si l’annonce de Trump fait grimacer les exportateurs canadiens dans plusieurs secteurs, l’industrie automobile, pour sa part, évite pour l’instant le pire grâce aux clauses protectrices de l’ACEUM. Néanmoins, les tarifs existants, combinés à l’incertitude politique, maintiennent une pression constante sur la compétitivité manufacturière canadienne.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Trump impose des tarifs de 35 % sur les importations canadiennes, mais l’automobile épargnée grâce à l’ACEUM provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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