Toyota Crown 2024

Nous ne sommes plus en 1955. Nous ne sommes pas plus en 1965, ni même en 1972. Nous sommes en 2023, bientôt en 2024. J’aimerais ajouter à cela que nous ne conduisons pas non plus avec des gants blancs. Tout ça pour dire que si vous cherchez un peu d’histoire à propos de la nouvelle Crown, une espèce de berline familiale plus ou moins haut de gamme qui vient d’apparaître au catalogue de Toyota pour 2024, vous risquez de tomber sur ces éléments.

Un premier modèle en 1955

La première Crown a vu le jour au Japon en 1955. On trouve encore aujourd’hui des Toyota Crown au Japon, conduits par des chauffeurs de taxi qui portent tous des gants blancs. En fait, l’édition de la Crown japonaise mise en marché en 1995 a été conçue de bout en bout pour devenir le taxi officiel du Japon, une mission remplie avec succès depuis ce temps-là. Chez nous, Toyota a vendu la Crown entre 1965 et 1972, ce qui n’a laissé à peu près aucun souvenir durable dans l’esprit de qui que ce soit.

Un saut en 2023

Ce qui nous mène à la Crown actuelle. Qui pourrait aussi être une voiture conduite par un chauffeur de taxi, quand on y pense. Sauf pour un détail : c’est un modèle à moteur hybride qui se veut assez haut de gamme, vu son prix. Ça démarre à 45 600$ et ça se termine à 60 000 $, une gamme de prix qui serait plus raisonnable si la Crown était un véhicule Lexus qu’un véhicule Toyota. Sinon, on a là une version à hayon de la Camry. Offerte exclusivement avec une motorisation hybride, mais on a le choix quand même, puisque deux moteurs hybrides figurent au catalogue. Le premier comprend un 4 cylindres de 2,5 litres qui génère une puissance de 184 chevaux et un couple de 163 livres-pied. Le groupe électrique fait monter sa puissance à 236 chevaux. Cette puissance est transmise aux roues par une boîte de transmission à variation continue (CVT) qui a aussi l’aide d’un second moteur électrique pour animer les roues arrière. Ça fait de la Crown une voiture à quatre roues motrices… quand c’est nécessaire.

Pourquoi deux hybrides sans hybride branchable

L’autre moteur est un 4 cylindres turbo de 2,4 litres. C’est la même mécanique qui anime le Grand Highlander Hybrid. Il fait 264 chevaux et il a un couple de 332 livres-pied. Le groupe électrique fait monter tout ça à 340 chevaux et 400 livres-pied. C’est pas mal plus de muscle. C’est aussi pas mal plus entraînant puisque la puissance est livrée aux roues par une boîte automatique à six rapports plus énergique que la CVT. Là encore, le moteur électrique à l’arrière assure un rouage intégral intermittent. On va le dire, les deux moteurs ont un effet sur la Crown qu’on pourrait qualifier de Dr Jekyll et Mr Hyde. La voiture a deux personnalités. La première est plus économique, extrêmement douce, voire même paresseuse, et peu énergivore, avec une consommation moyenne de 5,7 litres aux 100 kilomètres. L’autre est plus dynamique, plus sportive, et consomme plus, aussi, à 7,8 l/100 km. Pour tout dire, on aurait préféré une variante branchable plutôt qu’un deuxième moteur hybride tout court, mais Toyota a décidé autrement.

Au moins, la Crown carbure à l’essence ordinaire.

Maintenant, est-ce que la Crown 2024 est une voiture pour vous? C’est la question à 45 000 $, n’est-ce pas… Et la réponse est : peut-être. Si vous hésitez entre une Camry et un Highlander, alors oui, c’est en plein le compromis qui pourrait vous intéresser. Si vous vous ennuyez de la Venza, c’est pas mal son successeur aussi. En gros, la Crown est un véhicule multisegments, un «crossover». C’est une berline à quatre portes qui est 10 cm plus haute que la Camry. Elle a un hayon, à l’arrière, qui est très recourbé et qui a plus à voir avec une familiale qu’avec un VUS. Mais comme la voiture a quatre roues motrices, on a là une familiale qui pourrait être comparable à la Subaru Outback, peut-être, si vous cherchez quelque chose d’un peu plus calme, en matière de personnalité et de style. Et de moins logeable : car même si on peut asseoir quatre ou cinq personnes assez confortablement dans la Crown, le coffre lui est assez limité, vu son hayon.

Ce qui fait de cette voiture une drôle de voiture, en fait. Peut-être y a-t-il trop de compromis, car des fois, ça donne le meilleur de tous les mondes, et des fois, ça donne le contraire.

On n’est pas sûr de quel côté la balance penche avec ce modèle.

Le texte Toyota Crown 2024 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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