Toyota bZ Woodland 2026
Ojaï, Caliufornie- Toyota semble enfin avoir compris qu’un VUS doit survivre à autre chose qu’un stationnement souterrain. Avec le bZ Woodland 2026, la marque injecte une dose de testostérone électrique dans sa famille bZ : transmission intégrale de série, 375 chevaux et une vocation clairement plus aventureuse. En clair, c’est le genre de VÉ qui prétend aimer la forêt… même si la majorité iront plus souvent à l’école porter les enfants.
Spacieux, techno et étonnamment chaleureux
La plateforme e-TNGA qui sert de base à tous ce qui est nouveau dans l’électrique chez Toyota permet un habitacle dégagé avec beaucoup d’espace pour les jambes, autant à l’avant qu’à l’arrière. Toyota pratique une approche simple et sans fioritures, un peu dans le style scandinave. L’écran central de 14 pouces devient le point focal — rapide, lisible et compatible sans fil avec Apple CarPlay et Android Auto. Sa technologie est basée sur le système intégrée de Google que nous avons vu chez d’autres constructeurs. En demandant simplement Hey Toyota, vous avez un système de commande vocal qui ouvre toutes les possibilités. On peut également utilisé les nombreuses applications reliées au système de gestion. Deux chargeurs Qi, une clé numérique et une panoplie de services connectés complètent l’ensemble.
Les sièges SofTex chauffants (avant et arrière latéraux) et le volant chauffant rappellent que ce véhicule a été pensé pour les hivers sérieux. La version Premium ajoute ventilation, toit panoramique et système audio JBL — de quoi transformer un embouteillage en salle d’écoute privée.
Avec 2 120 litres de volume de chargement banquette rabattue, le Woodland corrige aussi l’un des péchés classiques des VÉ : le manque de polyvalence.
Du muscle sous la voiture
Deux moteurs, une transmission intégrale et 375 chevaux. Voilà une fiche technique qui change le ton. Le constructeur annonce un 0-100 km/h en 4,4 secondes — soit plus rapide que bien des VUS sport à essence. Pour un véhicule qui peut remorquer 3 500 lb, c’est particulièrement impressionnant. La batterie de 74,7 kWh promet jusqu’à 452 km d’autonomie (418 km avec pneus tout-terrain). On reste dans la bonne moyenne du segment, sans battre de records.
Une conduite inspirée
Grâce au centre de gravité bas et à une structure de batterie rigide, le Woodland offre une stabilité rassurante. Les accélérations sont instantanées, le genre qui surprend les passagers et fait sourire le conducteur. Le système X-MODE (emprunté à son confrère de projet Subaru) avec Grip Control gère la motricité à basse vitesse et optimise la répartition du couple. Ce n’est pas un modèle hors-route pur et dur, mais pour un chemin enneigé ou un chalet isolé, la confiance sera bien là. C’est un des premiers modèles Toyota électrique qui offre cette sensation dynamique au volant qui rassure et plaît en même temps. Toyota a visé un équilibre plutôt qu’une sportivité extrême. Le Woodland privilégie la stabilité et la prévisibilité — exactement ce que recherchent la majorité des acheteurs. La garde au sol de 215 mm aide aussi à affronter les routes dégradées. Avec ses pneus optionnels tout-terrain, il devient l’un des rares VÉS réellement crédibles hors asphalte.
Recharge en harmonie avec Tesla
Toyota comme bien d’autres est aller du côté de chez Tesla avec la norme NACS qui prend le relais cette année. Vous avez un chargeur embarqué de 11 kW, une recharge de 10 à 80 % en environ 30 minutes (conditions idéales), un préconditionnement de batterie pour accélérer la recharge hivernale et un câble 120/240 V inclus. Le bZ offre une vitesse de recharge sur borne rapide de 150 kW. Pour facilité ces recharges rapides sur le réseau de bornes Tesla, Toyota bénéficie du système Plug & Charge qui simplifie la facturation — on branche, la voiture s’occupe du reste.
La jungle électrique s’épaissit
Dans cette fourchette de prix, le Woodland devra se mesurer à des joueurs sérieux :
- Hyundai IONIQ 5 – ultra rapide en recharge, très moderne
- Ford Mustang Mach-E – plus dynamique à conduire, avec une fiabilité fragile
- Volkswagen ID.4 – confortable et bien équilibré, mais aussi problématique
- Subaru Trailseeker – son frère jumeau
Le Toyota offre au premier coup d’œil tous les ingrédients pour réussir dans cet arène.
Prix
Avec un prix de départ à 59 900 $ (63 300 $ avec frais), le bZ Woodland n’est pas une aubaine, mais la dotation est riche et la puissance supérieure à la moyenne du segment. Face à plusieurs VUS électriques encore hésitants sur la capacité de remorquage ou le 4RM de série, Toyota offre 3 500 livres de capacité de remorquage et une garde au sol de 215 mm qui permet de réelles escapades hors-route. Il faudra toutefois fouillé un peu plus loin dans ses poches pour une version Premium qui va dépasser les 70 000 $ après les taxes.
Conclusion
Le bZ Woodland 2026 marque un tournant intéressant : Toyota cesse de jouer la carte prudente pour proposer un VUS électrique réellement polyvalent. Puissant, spacieux et capable de sortir des centres urbains, il correspond davantage aux réalités canadiennes. Ce n’est peut-être pas le VÉ le plus excitant émotionnellement — Toyota demeure Toyota — mais c’est probablement l’un des choix les plus rationnels du segment. Et dans ce marché, la rationalité vend encore énormément de véhicules. Vous aurez même un réel plaisir au volant.
Forces
375 chevaux et 4RM de série
Capacité de remorquage de 3 500 livres
Habitacle spacieux et techno
Conduite stable et rassurante
Faiblesses
Autonomie qui diminue avec pneus tout-terrain
Moins style que certains rivaux
Le texte Toyota bZ Woodland 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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