Sommes-nous en mesure de supporter les coûts d’une conversion à l’hydrogène ?

Au moment où les constructeurs automobiles sont dans une course à l’électrification des transports et ont engagé des sommes qui dépassent les 300 milliards de dollars à l’échelle mondiale, certains contemplent l’idée d’aller vers l’hydrogène. Toyota avec la Mirai et Hyundai avec le Nexo ont déjà des modèles en vente en ce moment et d’autres constructeurs travaillent sur certains projets.
Une solution coûteuse
Les plus récentes études démontrent qu’une station à hydrogène coûte au minimum 2 millions de dollars (la station de Québec a coûté 5 millions). Il y a en ce moment un peu plus de 11 900 stations à essence au Canada. Pour faire un chiffre rond disons 12 000. À terme, pour avoir un réseau viable il faudrait donc un nombre équivalent de stations à hydrogène. Cela veut dire une dépense de 24 milliards de dollars uniquement en infrastructure. Pour réussir une implantation de cette technologie, les États-Unis ont évalué qu’un minimum de 100 000 stations serait nécessaire, c’est presque 10 fois plus que nous. On parle ici de 200 milliards de dollars simplement pour la construction d’un réseau d’approvisionnement. Il faut également mettre sur pied ce même réseau pour l’Europe, l’Asie et le reste du monde.
Pas de réseau, pas de ventes
Si le carburant n’est pas livrable en premier, les ventes ne décolleront jamais. Aucun acheteur potentiel, compte tenu de l’absence d’un réseau, n’achètera un véhicule à hydrogène pour décorer sa pelouse en attendant que les stations arrivent. Il n’y a pour le moment qu’une seule station à

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