L’intelligence artificielle pour vérifier la peinture chez Nissan

Les limites, ou plutôt l’impression de l’absence de limite de l’intelligence artificielle (IA) peuvent être effrayantes. En effet, on ne sait pas jusqu’où les choses peuvent aller, et si l’IA est toujours utilisée de façon constructive.

Diable, on ne sait même pas encore jusqu’à quel point elle peut être mise à profit. Le domaine automobile nous en donne une autre preuve alors qu’on apprend que Nissan l’utilise pour repérer les imperfections de peinture sur les véhicules qu’elle assemble à l’intérieur de ses usines aux États-Unis.

Concrètement, voilà déjà trois ans que le constructeur japonais utilise un système de vérification de surfaces nommé AUTIS. Ce dernier, basé sur l’IA, a permis d’améliorer de 7 % le taux de détection des défauts à l’usine Nissan de Smyrna, située au Tennessee.

Comment cela fonctionne

Le système utilise des caméras à haute résolution pour prendre 15 000 clichés de chaque véhicule à la sortie de la salle de peinture. Ces images sont ensuite analysées par un logiciel pour détecter les défauts de peinture.

Le travail de l’humain demeure d’une grande importance, toutefois.

« Les techniciens jouent un rôle essentiel dans la confirmation et la catégorisation des défauts. AUTIS est un outil qui améliore leur travail, mais ne le remplace pas », a déclaré Rod Lynch, l’ingénieur responsable de la peinture des nouveaux modèles Nissan, via un communiqué.

Une Nissan LEAF dans l'usine Nissan à Sunderland, au Royaume-Unis, en 2020
Une Nissan LEAF dans l’usine Nissan à Sunderland, au Royaume-Unis, en 2020 | Auto123.com

L’utilisation de la machine pour l’inspection de la peinture n’est pas nouvelle cependant. Le processus d’inspection est partiellement automatisé au départ. Nissan a commencé à utiliser des robots équipés de lasers pour détecter les défauts en 1985. Les premiers robots pouvaient identifier des imperfections de peinture de 0,3 mm en 45 secondes, alors que le système AUTIS peut identifier des défauts de seulement 0,2 mm en 20 secondes ou moins, selon Nissan.

Ce qui est intéressant, c’est que le système répertorie les défauts et conserve tout en mémoire. Ainsi, les ingénieurs peuvent avoir accès aux informations stockées pour régler un problème de peinture qui se montrerait récurrent, et qui pourrait être lié à l’étape de l’application de la peinture elle-même en usine.

Selon Nissan, AUTIS a évalué jusqu’à présent plus de 500 000 véhicules à l’usine de Smyrna. Ce plan produit annuellement plus de 640 000 véhicules (information de 2022). Nissan utilise aussi son système à ses usines de Canton, au Mississippi, ainsi qu’aux installations d’Aguascalientes, au Mexique.

Ces trois usines produisent la majorité des modèles de la marque, soit les Altima, Frontier, Kicks, LEAF, Murano, Pathfinder, Rogue, Sentra et Versa.

Et ce n’est qu’un début pour l’intelligence artificielle, qui sera plus visible et plus facilement exploitable par les utilisateurs à travers les systèmes multimédias des véhicules, notamment.

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Le texte L’intelligence artificielle pour vérifier la peinture chez Nissan provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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