Les troubles superposés

C’est quoi ça, vous vous dites… Ce sont simplement plusieurs problèmes mais qu’un seul n’est visible ou fait l’objet d’un diagnostic au départ.

Je vais vous donner quelques exemples.

1 : l’étrangleur automatique reste trop longtemps fermé.

Il prend beaucoup de temps à s’ouvrir, ce qui engendre un ralenti accéléré trop long par le fait même. Il s’ouvre par la chaleur accumulée sous le capot. Le ressort thermostatique qui fait fermer et ouvrir la palette de l’étrangleur réagit seulement par la chaleur ambiante, et non par la chaleur dirigée directement sur celui-ci.

La requête du client sera d’ajuster l’étrangleur car il réagit mal. L’étrangleur, ou son ressort, n’est pas en cause, et ne pourra être réparé. Le problème est que la valve de réchauffage de la tubulure d’admission est défectueuse et ne bloque plus l’échappement d’un côté. Le blocage permet à l’échappement de parcourir un chemin qui lui est propre dans la tubulure d’admission. Cette chaleur est utilisée pour chauffer le ressort de l’étrangleur. Dans ce cas, il faut réparer la valve de réchauffage de la tubulure d’admission. Le tuyau de chauffage du ressort sera dorénavant chaud au bon moment.

Dans ce cas on a 2 troubles superposés.

2 : Des bulles dans le liquide de refroidissement.

Les bulles sont tellement présentes qu’elles prennent la place du liquide et le liquide est forcé de sortir par le tuyau de trop plein, tout près du bouchon du radiateur. Le niveau baisse tellement que c’est un problème réel. Après analyse, de l’échappement se faufile par le joint de culasse et s’introduit dans le système de refroidissement. Puisque l’échappement est un gaz, on voit donc des bulles. Une fois la culasse en faute retirée, le joint changé, la culasse resurfacée, on remet en place et remet en route.

Encore des bulles! Mais elles ne sont pas du même gabarit, ni de la même densité. Alors après avoir vérifier si les bulles contiennent des gaz d’échappement, on passe à une autre étape. Si elles ne contiennent pas d’échappement, alors c’est simplement de l’air. Faut tout de même vérifier partout, là où une fuite pourrait nous laisser passer de l’air. La majorité du temps, la pompe à eau est en cause. Les boyaux, aussi, même s’ils ne coulent pas. Surtout celui du bas.

Encore une fois, on a 2 troubles superposés.

3 : Le phare avant droit n’allume plus.

Alors on le remplace! Le neuf n’allume pas mieux. On fait des tests et le voltage de la batterie n’est pas présent au terminal. On retrace le fil et on trouve de la corrosion qui fait en sorte que le courant ne passe plus sous charge. On répare ce fil et hop, le phare allume mais, seulement qu’à 50%. Il était comme ça le client disait, mais il a un autre trouble à réparer… et le retour à la masse est oxydé aussi. Le courant ne passait que partiellement. Une fois cette corrosion retirée, le phare allumait parfaitement.

Une autre fois, 2 troubles superposés.

Ces exemples vous ont présentés que 2 troubles superposés, mais parfois il y en 4! Sur des voitures qui ont 60 ans et plus, il n’est pas rare que des bricolages durant cette période aient eu lieu, et pas toujours de la bonne façon. Alors garder à l’esprit que parfois il faut faire 2,3 voire 4 à la suite de la réparation primaire pour tout corriger. C’est la réalité de la voiture ancienne.

 

 

 

Le texte Les troubles superposés provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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