Les hybrides rechargeables pollueraient cinq fois plus que prévu.

Les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) seraient beaucoup moins écologiques qu’on le croit, selon une vaste étude menée par le groupe Transport & Environment (T&E). Après avoir analysé plus de 800 000 véhicules en Europe, les chercheurs concluent que les PHEV émettent près de cinq fois plus de CO₂ en usage réel que ce qu’indiquent les tests d’homologation.

Des chiffres officiels trompeurs

Selon T&E, les émissions réelles de CO₂ des PHEV atteindraient 139 g/km, contre seulement 28 g/km annoncés par les constructeurs. En 2021, l’écart était déjà considérable (134 g/km réels contre 38 g/km officiels), mais la situation s’est encore aggravée depuis. Les experts expliquent cette divergence par des méthodes d’homologation irréalistes, qui ne reflètent pas les conditions normales de conduite. Contrairement au scandale du Dieselgate, il ne s’agit pas ici de fraude logicielle, mais plutôt de tests trop indulgents pour ce type de véhicule.

Le problème : les conducteurs… et la technologie

Le prius porimneprincipal coupable ? Les conducteurs eux-mêmes, souvent négligents quant à la recharge de leur véhicule. Résultat : ils roulent la plupart du temps avec le moteur à essence, ce qui annule presque tous les bénéfices environnementaux. Mais même lorsqu’ils sont rechargés, les hybrides rechargeables bascule rapidement vers le moteur thermique dès qu’on accélère un peu, qu’on grimpe une côte ou qu’il fait froid. Le moteur électrique est donc rarement utilisé à son plein potentiel.

Une facture salée pour les automobilistes

Outre l’impact environnemental, cette situation coûte plus cher aux propriétaires. T&E estime que les conducteurs dépensent environ 580 $ US de plus par an en essence que prévu, en raison de la consommation réelle plus élevée que celle annoncée par les fabricants. Des réglementations plus strictes entreront en vigueur dès 2026, puis se resserreront encore en 2027-2028, mais T&E prévoit qu’un écart de 18 % persistera entre les émissions annoncées et mesurées dans le monde réel.

Le mythe du « compromis vert »

Présentés comme une étape de transition vers l’électrification complète, les hybrides rechargeables sont aujourd’hui remis en question. Bien qu’ils offrent une autonomie électrique suffisante pour les courts trajets, leur efficacité dépend entièrement de l’utilisateur et du contexte d’utilisation. L’étude relance donc le débat sur la pertinence des PHEV dans la stratégie climatique mondiale — un débat particulièrement pertinent au moment où plusieurs gouvernements nord-américains subventionnent encore ce type de motorisation.

Avec des renseignements d’Autoblog

Le texte Les hybrides rechargeables pollueraient cinq fois plus que prévu. provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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