Les effets de la grève automobile aux États-Unis ont des répercussions au Canada

Selon les experts de l’industrie, la grève des membres du syndicat United Auto Workers dans un trio d’usines Detroit Three aux États-Unis pourrait entraver la reprise post-pandémique des fournisseurs canadiens de pièces détachées, à mesure qu’elle se prolonge.

Une relance difficile depuis la pandémie

Environ 13 000 membres horaires de l’UAW se sont mis en grève tôt vendredi dans les usines de Stellantis, Ford et General Motors dans le Michigan, l’Ohio et le Missouri. Ce mouvement de grève, qui visait à faire valoir des revendications salariales et sociales, a entraîné l’arrêt de la production du Ford Bronco, du Jeep Wrangler et du Chevrolet Colorado. Ces premières cibles sont largement symboliques, La production de Jeep Wrangler et Ford Bronco a été interrompue par les grévistes, mais l’impact sur les constructeurs automobiles sera minime à long terme. Dans l’immédiat, certains fournisseurs canadiens seront touchés par l’arrêt de travail, mais aucune usine au Canada ne fournit de moteurs ou de transmissions pour ces véhicules.

Demain sera le véritable test

Demain le 18 septembre est la date butoir des négociations avec le syndicat canadien Unifor et selon les analystes, le conflit risque d’avoir de graves répercussions s’il s’étend au-delà des trois usines qui ont débrayé vendredi et s’il se prolonge au-delà du week-end, surtout si le Canada embarque dans la parade. L’industrie est fortement intégrée, alors que 48 % des pièces “fabriquées en grande quantité dans les usines canadiennes sont exportées vers les États-Unis, et qu’une part très importante de ces pièces est destinée aux usines américaines de Gord, GM ou Stellantis.

On se prépare chez les constructeurs américains

Ford est en train d’accélérer la production du nouveau Ranger, et les stocks sont donc naturellement bas sur ce modèle. Les stocks de Jeep sont élevés, ce qui va satisfaire les vendeurs pendant les prochaines semaines. Le Bronco est en rupture de stock depuis des années, mais les acheteurs sont prêts à attendre.

Unifor continue de négocier

La présidente d’Unifor, Lana Payne, estime que les effets de la grève de l’UAW ont été limités jusqu’à présent. “Nous n’avons pas encore eu d’impact parce qu’il n’y a pas ce que j’appellerais une intégration entre ces usines et les installations canadiennes”, a-t-elle déclaré. “Cela pourrait changer à tout moment, en fonction de l’extension ou non du conflit social aux États-Unis. Nous observons la situation, nous l’évaluons et nous ferons face à ce qui se présentera. Selon Mme Payne, si les deux parties ne parviennent pas à un accord avant l’expiration du contrat, le 18 septembre à 23h59 (heure de l’Est), et que le syndicat décide de faire grève, ce sera uniquement dans les usines de Ford.

Avec des renseignements d’Automotive News Canada

Le texte Les effets de la grève automobile aux États-Unis ont des répercussions au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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