Les bonnes pratiques pour maximiser l’efficacité du recyclage des produits d’entretien mécanique
Recycler ses produits d’entretien mécanique usagés est un geste simple, mais essentiel. Qu’il s’agisse d’huile à moteur, d’antigel, de filtres, de contenants de plastique ou de contenants aérosols, ces matières ne doivent jamais être jetées aux ordures, abandonnées dans la nature ou mélangées à d’autres déchets. Lorsqu’elles sont bien récupérées, elles peuvent être valorisées, transformées ou réintroduites dans des filières utiles. Au Québec, la Société de gestion des huiles usagées, mieux connue sous le nom de SOGHU, coordonne un réseau de récupération qui permet aux citoyens, aux garages, aux entreprises, aux municipalités et aux autres utilisateurs de poser les bons gestes au bon moment. Mais pour que le recyclage soit réellement efficace, chaque produit doit être trié correctement dès le départ. Les produits ont chacun leurs propres caractéristiques, et leurs possibilités de valorisation. Les séparer adéquatement, éviter les mélanges et respecter les consignes propres à chaque matière jouent un rôle déterminant pour réduire les risques pour les travailleurs, diminuer les pertes et augmenter les possibilités de donner une nouvelle vie à ces produits. Voici les bonnes pratiques à adopter, autant à la maison que dans un milieu professionnel.
Pour les particuliers : des gestes simples qui font une grande différence
Pour les citoyens qui effectuent eux-mêmes l’entretien de leur véhicule, de leur tondeuse, de leur souffleuse, de leur VTT, de leur bateau ou d’un autre équipement motorisé, la première règle est de conserver les produits usagés dans des contenants appropriés. L’huile usagée et l’antigel devraient idéalement être remis dans leur contenant d’origine, bien fermé avec son bouchon. Cela limite les fuites, facilite l’identification du produit et évite les mélanges accidentels. Si le contenant d’origine n’est plus disponible, il faut choisir un contenant, étanche, et identifié clairement le contenu.
Il est aussi important de rapporter les produits pendant les heures d’ouverture du point de dépôt et de les remettre directement à un employé. Déposer des contenants à l’extérieur d’un site fermé peut entraîner des déversements, ou une contamination des lieux. En cas de doute sur la quantité acceptée ou sur le type de produit, il vaut mieux vérifier les consignes du point de dépôt avant de se déplacer.
Les filtres à huile, quant à eux, doivent être manipulés avec soin. Après une vidange, il est recommandé de laisser égoutter le filtre le plus possible dans un récipient destiné à l’huile usagée pour réduire les fuites durant le transport. Les contenants vides d’huile ou d’antigel, même lorsqu’ils semblent propres, peuvent encore contenir des résidus : ils doivent donc être rapportés dans un point de dépôt.
Pour les professionnels : organiser la récupération à la source
Dans un atelier mécanique,les matières doivent être séparées dès le départ : huiles usagées, antigels, filtres, contenants de plastique et aérosols ne devraient pas être regroupés sans distinction. Chaque catégorie a son propre parcours de récupération et de valorisation. Plus le tri est clair à la source, plus le traitement est efficace par la suite.
Les professionnels n’ont qu’à demander des contenants de récupération aux récupérateurs enregistrer de la SOGHU et les placés près des zones où les produits sont utilisés. Une signalisation simple, des consignes affichées et une courte formation du personnel peuvent prévenir la majorité des erreurs. Il est également recommandé de désigner une personne responsable du suivi : elle pourra vérifier les niveaux, planifier les collectes, communiquer avec le récupérateur et s’assurer que les contenants demeurent fermés, propres et sécuritaires.
Une bonne pratique souvent sous-estimée consiste à utiliser un baril distinct pour l’antigel. Lorsque l’antigel est mélangé à l’huile usagée, sa récupération devient moins efficace et sa valeur de recyclage peut être perdue. En le séparant adéquatement, on favorise sa transformation en antigel réutilisable. Pour les entreprises qui génèrent de plus grandes quantités, communiquer avec un récupérateur enregistré permet d’obtenir les équipements et les conseils adaptés à leur réalité.
Un geste responsable, une chaîne efficace
Chaque produit rapporté correctement contribue à une chaîne de récupération plus performante. L’huile usagée peut être reraffinée, transformée en huile lubrifiante régénérée ou valorisée comme combustible industriel. Les filtres peuvent être transformés en matières métalliques utiles. Les contenants de plastique peuvent servir à fabriquer de nouveaux produits, tandis que l’antigel peut être traité pour redevenir réutilisable. Les contenants aérosols, lorsqu’ils sont gérés adéquatement, peuvent aussi être dépressurisés, compressés et recyclés dans des filières spécialisées.
Le recyclage des produits d’entretien mécanique n’est donc pas seulement une obligation environnementale : c’est une occasion concrète de participer à l’économie circulaire. Pour les particuliers, cela commence par quelques gestes simples : ne pas mélanger, bien fermer, identifier et rapporter. Pour les professionnels, cela passe par une organisation rigoureuse, des contenants adaptés et une équipe bien informée.
En adoptant ces bonnes pratiques, chacun contribue à protéger l’environnement, à soutenir le travail des récupérateurs et à donner une nouvelle vie à des matières . Avec la SOGHU et son réseau de points de dépôt, le bon geste est à portée de main. Il suffit de le poser correctement, chaque fois.
Le texte Les bonnes pratiques pour maximiser l’efficacité du recyclage des produits d’entretien mécanique provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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