Le Mexique augmente à 50 % les droits de douane sur les voitures chinoises

Le gouvernement mexicain a annoncé qu’il portera les droits de douane sur les automobiles importées de Chine et d’autres pays asiatiques à 50 %, soit le niveau maximum permis par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Cette décision s’inscrit dans une vaste réforme des droits d’importation qui touche des secteurs clés comme l’automobile, l’acier et le textile, représentant au total 52 milliards de dollars américains d’importations.

Le ministre de l’Économie, Marcelo Ebrard, a expliqué que ces mesures visent à protéger les emplois locaux, menacés par l’arrivée de véhicules chinois vendus à des prix « inférieurs aux références du marché ». Selon le gouvernement, pas moins de 325 000 emplois industriels et manufacturiers seraient en jeu.

Une décision aux accents géopolitiques

Si le Mexique justifie sa réforme par la protection de son économie, plusieurs analystes y voient une réponse directe aux pressions de Washington. Les États-Unis cherchent depuis plusieurs années à limiter l’influence commerciale de la Chine en Amérique latine.

« Les Américains ne vont pas permettre à la Chine d’utiliser le Mexique comme porte d’entrée dérobée vers leur marché », explique Mariana Campero, spécialiste au CSIS Americas Program.

Geely a lancé le CityRay au Mexique en janvier 2025
Geely a lancé le CityRay au Mexique en janvier 2025 | Auto123.com

Une mesure contestée par la Chine

De son côté, Pékin a exprimé sa ferme opposition. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a dénoncé des restrictions imposées « sous divers prétextes » et a averti que la Chine défendrait ses intérêts.

Impact sur d’autres produits

Outre l’automobile, le plan prévoit aussi des droits de 35 % sur l’acier, les jouets et les motos, et de 10 % à 50 % sur le textile. Les pays visés sont ceux qui n’ont pas d’accords commerciaux avec le Mexique, soit la Chine, mais aussi la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, la Russie, la Thaïlande et la Turquie.

Un équilibre fragile avec les États-Unis

Le Mexique, qui exporte une grande partie de sa production automobile vers les États-Unis, tente de protéger son industrie tout en maintenant de bonnes relations commerciales avec son voisin du nord.

John Price, analyste chez Americas Market Intelligence, résume la situation : « Le Mexique cherche à calmer les Américains, tout en défendant la politique industrielle qui lui a si bien réussi depuis 30 ans. »

L’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), qui avait épargné au Mexique les tarifs de l’ère Trump, sera d’ailleurs revu l’an prochain, un contexte qui ajoute à la pression politique.

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