Le Japon pourrait acheter des Ford F-150 pour honorer un accord commercial avec les États-Unis

Le gouvernement japonais envisagerait d’acheter des camions Ford F-150 pour ses flottes officielles, une décision inédite visant à respecter les promesses faites dans le cadre d’un accord commercial avec les États-Unis. Oui, vous avez bien lu : le pays qui exporte des Toyota et des Honda aux quatre coins du globe pourrait bientôt faire circuler d’énormes pick-up américains dans les rues étroites de Tokyo. On aura tout vu.

Les promesses de Trump à l’origine du projet

Tout part d’un accord commercial négocié par Donald Trump avec le Japon. L’ex-président américain avait fièrement annoncé que le pays allait désormais importer « le très beau Ford 150 », selon ses propres mots lors d’une entrevue avec CNBC. Trump a présenté le pacte, estimé à 550 milliards de dollars, comme une victoire économique majeure, y compris une réduction des droits de douane américains sur les produits japonais de 27,5 % à 15 %. En retour, le Japon s’est engagé à accroître ses achats de biens américains, notamment dans les secteurs industriel et automobile, et à accepter les véhicules américains certifiés selon les normes de sécurité américaines, sans tests additionnels.

Un symbole plus qu’une solution pratique

Selon le ministère japonais des Finances, le déséquilibre commercial reste frappant : en 2024, le Japon a exporté 1,37 million de véhicules vers les États-Unis, mais n’en a importé que 16 074 de fabrication américaine. L’achat de Ford F-150 viserait donc à corriger symboliquement ce déséquilibre, surtout à l’approche d’une visite de Trump au Japon prévue pour la fin octobre. Mais sur le terrain, la faisabilité est discutable. Le Ford F-150, véhicule le plus vendu en Amérique depuis des décennies, mesure plus de 6 mètres de long et plus de 2 mètres de large — des dimensions totalement inadaptées aux rues, stationnements et garages japonais.

Un geste politique plus qu’un virage automobile

En pratique, le gouvernement japonais pourrait simplement acheter quelques unités de F-150 pour ses ministères ou bases militaires, histoire d’illustrer sa coopération. Il ne s’agirait pas d’un virage massif vers les produits américains, mais d’un geste de bonne volonté envers Washington. Reste à voir si ces mastodontes de l’Amérique routière feront réellement leur apparition dans les stationnements des bureaux de Tokyo — ou s’ils demeureront un symbole politique d’une entente difficile à appliquer.

Avec des renseignements de Reuters

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