Hyundai investit 21 milliards aux États-Unis

Lors d’un événement officiel à la Maison-Blanche, l’ancien président Donald Trump a célébré l’annonce par Hyundai Motor Co. d’un vaste plan d’expansion aux États-Unis, qu’il considère comme une justification des barrières tarifaires imposées sous son administration.

“Nous sommes ravis d’annoncer que Hyundai investira 5,8 milliards de dollars dans l’industrie manufacturière américaine”, a déclaré Trump lundi, aux côtés du gouverneur républicain de Louisiane, Jeff Landry, et d’exécutifs du constructeur sud-coréen.

Parmi les projets majeurs de cette expansion figure la construction d’une nouvelle aciérie en Louisiane, qui produira plus de 2,7 millions de tonnes d’acier par an. Trump a également laissé entendre que d’autres développements suivraient rapidement.

“L’argent afflue et nous voulons que cela continue ainsi”, a-t-il affirmé, qualifiant cet investissement de “preuve indéniable que les tarifs douaniers fonctionnent”.

Hyundai veut renforcer sa présence aux États-Unis

D’ici 2028, Hyundai prévoit d’investir 21 milliards de dollars aux États-Unis, avec un objectif de création d’environ 14 000 emplois directs. L’initiative comprend un budget de 9 milliards de dollars destiné à accroître la production de véhicules à 1,2 million d’unités par an, et 12 milliards supplémentaires pour divers projets, dont la construction de l’aciérie en Louisiane.

Le président du groupe Hyundai, Euisun Chung, a précisé que cette initiative visait à renforcer la chaîne d’approvisionnement en acier aux États-Unis. Il a également annoncé l’achat de 3 milliards de dollars de gaz naturel liquéfié américain.

“Cet investissement approfondit notre partenariat avec les États-Unis et renforce notre vision commune du leadership industriel américain”, a-t-il affirmé.

La guerre commerciale de Trump et ses répercussions

L’investissement de Hyundai intervient alors que Trump intensifie sa guerre commerciale pour contraindre les industriels étrangers à créer des emplois aux États-Unis. Après avoir imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, l’ancien président prépare une nouvelle vague de taxes sur les importations.

Le 2 avril prochain, l’administration Trump prévoit d’annoncer des tarifs douaniers réciproques, visant les pays qui imposent des restrictions aux produits américains. La liste des pays concernés reste floue, bien que la Corée du Sud ait souvent été citée comme un “abuseur commercial”.

“Certains pays pourraient bénéficier d’exemptions, mais nous déciderons bientôt”, a déclaré Trump, laissant entendre que de nouvelles taxes pourraient également concerner le secteur automobile et l’industrie du bois.

Une expansion stratégique pour Hyundai

Cet investissement massif intervient alors que Hyundai inaugure une nouvelle usine de véhicules électriques près de Savannah, en Géorgie. Initialement annoncée en 2022, cette usine a été réorientée pour produire également des véhicules hybrides, en raison du ralentissement de la demande pour les véhicules 100 % électriques.

Hyundai, en partenariat avec SK On Co. et LG Energy Solution Ltd., finance également deux coentreprises de production de batteries pour augmenter la capacité de cette usine.

L’aciérie prévue en Louisiane devrait employer environ 1 500 travailleurs. Depuis le début de l’année, le marché sidérurgique américain discutait largement de la possibilité pour Hyundai d’installer un four électrique aux États-Unis pour approvisionner ses usines Hyundai et Kia locales.

L’incertitude économique pèse sur le marché

Si la politique de Trump en matière de tarifs douaniers est censée favoriser la production locale, elle inquiète les investisseurs. La volatilité des décisions tarifaires pourrait entraîner une baisse de la demande et fragiliser certains secteurs industriels.

Des entreprises comme Nucor Corp., Steel Dynamics Inc. et United States Steel Corp. ont récemment mis en garde contre des résultats financiers décevants au premier trimestre, pointant du doigt “l’incertitude liée aux tarifs” et la possibilité d’un effondrement de la demande.

Malgré ces incertitudes, Trump reste fidèle à sa vision protectionniste, espérant que davantage de constructeurs étrangers suivront l’exemple de Hyundai en délocalisant leur production aux États-Unis.

Avec des renseignements d’Automotive News

Le texte Hyundai investit 21 milliards aux États-Unis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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