Ford et Xiaomi : rumeur de coentreprise pour produire des VÉS aux États-Unis

Selon plusieurs sources relayées par le Financial Times, Ford aurait tenu des discussions préliminaires avec le constructeur chinois Xiaomi afin d’explorer la création d’une coentreprise pouvant mener à la production de véhicules électriques sur le sol américain. Une telle alliance aurait ouvert la porte à une implantation industrielle de Xiaomi aux États-Unis — un scénario qui aurait marqué une étape majeure pour un constructeur chinois cherchant à pénétrer ce marché hautement protégé.

Des discussions… aussitôt démenties

Malgré la crédibilité du média britannique, Ford a catégoriquement rejeté l’information, qualifiant l’histoire de « complètement fausse ». Xiaomi a également nié toute négociation et précisé ne pas vendre actuellement ses produits aux États-Unis. Le constructeur américain aurait aussi rencontré d’autres groupes chinois, dont BYD, pour d’éventuelles collaborations — preuve que Detroit surveille de près la montée en puissance des marques chinoises.

Pourquoi ce scénario reste plausible

Même si l’entente n’existe peut-être pas, le contexte rend la rumeur crédible. Les constructeurs chinois gagnent rapidement du terrain à l’échelle mondiale. Les tarifs américains sur les véhicules chinois compliquent l’importation, ce qui rend la production locale stratégique. Jim Farley, PDG de Ford, a déjà louangé la technologie des VÉ chinois et importé un modèle Xiaomi pour l’évaluer. Le Canada a de plus ouvert la porte aux véhicules provenant de Chine, ce qui offrir une porte d’entrée pour Ford. En clair, même sans partenariat officiel, Ford analyse sérieusement la concurrence venue d’Asie.

Un projet politiquement explosif

L’idée d’une collaboration sino-américaine dans l’auto soulève déjà des inquiétudes à Washington, certains élus évoquant des risques pour la sécurité nationale et une dépendance accrue envers la Chine. Le sujet est d’autant plus sensible que les autorités américaines ont récemment renforcé les barrières contre les technologies automobiles chinoises.

Marcher sur des oeufs

Dans l’industrie, ce type de discussion — réelle ou non — envoie un message clair. Les constructeurs traditionnels savent que l’avantage technologique et logiciel des Chinois devient difficile à ignorer. Produire localement pourrait devenir la seule façon pour ces marques d’entrer en Amérique du Nord. Ford cherche visiblement toutes les options pour rester compétitif dans l’ère électrique.

Même si ce dossier précis semble s’être dégonflé, attendez-vous à voir apparaître des alliances hybrides (technologie, batteries, logiciels) entre constructeurs occidentaux et chinois. L’histoire de l’auto montre que lorsqu’un acteur prend trop d’avance, les partenariats finissent par suivre.

Avec des renseignements de Car and Driver

Le texte Ford et Xiaomi : rumeur de coentreprise pour produire des VÉS aux États-Unis provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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