Carlos Tavares quitte Stellantis avec les poches pleines

Carlos Tavares a quitté en queue de poisson son poste de chef de la direction de Stellantis en décembre, bien avant l’expiration de son contrat prévue en 2026. À la tête du géant automobile depuis sa création en janvier 2021, il a profité d’une rémunération faramineuse durant ses quatre années de règne.

Un salaire à couper le souffle

Les rapports financiers de Stellantis entre 2021 et 2024 révèlent que Tavares a touché des sommes colossales chaque année (les sommes sont en devises canadiennes) :

  • • 2021 : 28,2 millions
  • • 2022 : 34,6 millions
  • • 2023 : 54,0 millions
  • • 2024 : 34,0 millions

Sur quatre ans, il a ainsi cumulé 151 millions CAD, un pactole impressionnant. Pourtant, son salaire de base était relativement modeste en comparaison, soit environ trois millions CAD par an. Le reste provenait d’incitations à court et long terme, de primes de retraite et d’avantages divers.

Une indemnité de départ conséquente

Même après son départ, Tavares continue de toucher des millions :

  • • 3,0 millions CAD en 2024 au titre de son indemnité de séparation.
  • • 15 millions CAD cette année pour avoir atteint un « deuxième jalon » dans ses objectifs.
  • • 800 000 actions de Stellantis qu’il recevra en janvier 2026.

Carlos Tavares et John Elkann, lors de l'établissement de la compagnie Stellantis, en 2021
Carlos Tavares et John Elkann, lors de l’établissement de la compagnie Stellantis, en 2021 | Auto123.com

Une entreprise en crise malgré les rémunérations record

Alors que Tavares engrangeait des sommes folles, Stellantis a connu une année 2024 catastrophique :

  • • Baisse de 70 % du bénéfice net
  • • Chiffre d’affaires en recul de 17 %
  • • Ventes en chute de 12 %, notamment à cause d’un portefeuille de produits jugé insuffisant

Le début de 2025 ne s’annonce pas meilleur : sur les 27 pays de l’Union européenne, en plus de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège, de la Suisse et du Royaume-Uni, Stellantis affiche une baisse de 16 % de ses ventes en janvier, selon l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). Seule Alfa Romeo échappe à la dégringolade.

Un PDG riche, une entreprise en difficulté

Carlos Tavares quitte Stellantis avec un compte en banque bien garni, tandis que le groupe traverse l’une des périodes les plus incertaines de son histoire. Reste à voir si son successeur pourra redresser la barre dans un contexte économique tendu.

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