Des nouvelles électrisantes du Salon de Pékin
Le Salon de l’auto de Pékin dicte désormais l’avenir de l’automobile. Les constructeurs nord-américains et européens ont l’air d’y jouer leur survie, en ce moment. La transition électrique s’y déroule sous nos yeux, à une vitesse fulgurante.
Volkswagen et Audi ont dévoilé des nouveaux concepts électriques. Les deux marques allemandes ont adapté leurs modèles aux goûts des acheteurs asiatiques en général et des exigences du marché chinois en particulier. Ils veulent freiner la chute libre de leurs ventes locales.
BMW adopte exactement la même stratégie. Le constructeur bavarois met en valeur ses plateformes de prochaine génération. Les dirigeants européens ont admis qu’ils ont un retard technologique face aux entreprises chinoises. On joue défensif à l’heure actuelle, en Allemagne.
General Motors tente aussi de sauver les meubles. GM a présenté des nouvelles motorisations hybrides et électriques. L’entreprise américaine espère conserver sa pertinence sur le marché chinois, mais ça se complique car ses prix sont loin d’être imbattables.
Hyundai aussi a annoncé une réorientation majeure de sa stratégie. L’entreprise fabriquera massivement des véhicules électriques directement en sol chinois. Elle abandonne peu à peu les moteurs à essence pour ce marché. On saute une génération par rapport aux Ioniq vendues chez nous.
En Amérique du Nord, ça inquiète. Le PDG de Ford, Jim Farley, a lancé un avertissement très clair. Il redoute leur arrivée imminente sur le marché nord-américain. Il a même dit qu’il ne voulait par les voir sur le marché canadien.
Le hic, selon, Ford, est que les marques chinoises contrôlent la chaîne d’approvisionnement de bout en bout. Les batteries, les minéraux et les logiciels embarqués. Les écrans, l’intelligence artificielle et les assistants vocaux sont au moins aussi bons que les nôtres. Toutes ces autos là sont connectées.
Le salon de Pékin offre un aperçu de notre futur.
La bonne nouvelle? Le consommateur canadien sortira probablement gagnant de cette nouvelle concurrence, qui fait baisser les prix. L’industrie automobile, elle, retient son souffle et se prépare au pire.
Le texte Des nouvelles électrisantes du Salon de Pékin provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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