Stellantis lance un avertissement « ne pas conduire » pour 225 000 véhicules
Le scandale des coussins Takata continue de hanter l’industrie automobile. Plus d’une décennie après les premiers rappels massifs, environ 225 000 véhicules circuleraient encore avec ces dispositifs défectueux — au point où Stellantis demande maintenant aux propriétaires de cesser immédiatement de conduire leur véhicule. L’avis a été confirmé par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), soulignant la gravité persistante du problème de sécurité.
Pourquoi le danger augmente avec le temps
Selon le constructeur, le propulseur chimique contenu dans certains gonfleurs Takata peut se détériorer avec les années, surtout dans des climats chauds et humides. Les conséquences potentielles vont de la rupture du module lors du déploiement à la projection de fragments métalliques dans l’habitacle qui se traduit par un risque élevé de blessures graves ou mortelles. Autrement dit, plus le véhicule vieillit, plus le coussin peut devenir dangereux.
Tableau des véhicules touchés
| Marque | Modèle | Années-modèles |
|---|---|---|
| Dodge Ram | Ram | 2003–2010 |
| Dodge Durango | Durango | 2004–2009 |
| Dodge Dakota | Dakota | 2005–2011 |
| Dodge Magnum | Magnum | 2005–2008 |
| Dodge Charger | Charger | 2006–2015 |
| Chrysler Aspen | Aspen | 2007–2009 |
| Dodge Challenger | Challenger | 2008–2014 |
| Chrysler 300 | 300 | 2005–2015 |
| Jeep Wrangler | Wrangler | 2007–2016 |
| Mitsubishi Raider | Raider | 2006–2009 |
Un problème mondial qui dépasse Stellantis
Stellantis n’est pas le seul constructeur touché. Plusieurs fabricants — dont Honda, BMW, Ford Motor Company, Nissan, Mazda et Toyota — ont déjà émis des avis similaires au fil des ans. Le rappel Takata demeure l’un des plus vastes de l’histoire automobile, impliquant des centaines de millions de véhicules.
Pourquoi certains véhicules roulent encore sans réparation
Lors des premières campagnes, la production de pièces de remplacement n’arrivait pas à suivre la demande. Plusieurs propriétaires ont été informés qu’ils seraient contactés lorsque les coussins seraient disponibles — un appel qui, dans certains cas, n’est jamais venu. Avec le temps, ces rappels ont été oubliés, surtout pour des véhicules moins utilisés. Pourtant, le danger reste bien réel : la plus récente victime liée à ces coussins gonflables serait décédée en 2024 aux États-Unis, portant le bilan à au moins 28 morts.
Les régions chaudes particulièrement à risque
Les véhicules ayant passé plusieurs années dans des États chauds sont encore plus vulnérables. La chaleur et l’humidité accélèrent la dégradation du nitrate d’ammonium utilisé dans les gonfleurs, augmentant le risque d’explosion. Un camion ayant traversé une vingtaine d’étés dans ces conditions représente aujourd’hui un cas typique à haut risque.
Conclusion
Ce nouvel avis illustre une réalité souvent sous-estimée : un rappel non effectué ne disparaît jamais. Pour les consommateurs nord-américains — particulièrement sur le marché de l’occasion — vérifier les rappels ouverts devrait être un réflexe avant tout achat. Si votre véhicule figure sur cette liste, contactez un concessionnaire sans tarder et évitez de le conduire jusqu’à réparation.
Avec des renseignements de Jalopnik
Le texte Stellantis lance un avertissement « ne pas conduire » pour 225 000 véhicules provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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