Les Canadiens favorables à davantage de véhicules électriques chinois
Un sondage de la firme Léger démontre que la majorité de Canadiens se dit favorable à l’arrivée d’un plus grand nombre de véhicules électriques (VÉ) chinois sur le marché, même si plusieurs préoccupations persistent quant à leurs répercussions économiques et technologiques. Cette ouverture survient alors que le Canada s’est engagé à réduire son tarif de 100 % sur les VÉ fabriqués en Chine à 6,1 %, avec un plafond annuel de 49 000 véhicules. En contrepartie, Pékin devrait alléger les droits de douane imposés aux produits agricoles canadiens.
Un appui clair, particulièrement au Québec
Selon le sondage mené par Léger, 61 % des répondants appuient l’idée de permettre davantage de VÉ chinois au pays — dont 24 % fortement et 38 % modérément. L’appui grimpe à 72 % au Québec, et il est aussi plus marqué chez les hommes et les personnes de 55 ans et plus. Par ailleurs, sept Canadiens sur dix affirment être au courant de l’entente commerciale entre Ottawa et Beijing. Steve Mossop, vice-président exécutif de Léger pour l’Ouest canadien, estime que cette tendance reflète un changement rapide dans la perception du public envers la Chine au cours de la dernière année.
Des inquiétudes demeurent
Malgré cet appui, les trois quarts des répondants disent avoir au moins une inquiétudes. Les principales préoccupations concernent la qualité et la durabilité des véhicules mais aussi les effets sur l’industrie automobile canadienne, la sécurité des données et la vie privée, la sécurité des véhicules et les enjeux géopolitiques liés à la Chine. En Ontario — cœur de la fabrication automobile — l’anxiété face aux impacts industriels serait particulièrement élevée.
La crainte d’une riposte américaine
Le sondage indique aussi que près des deux tiers des Canadiens redoutent des représailles des États-Unis si Ottawa renforce ses liens commerciaux avec la Chine. Cette inquiétude atteint 71 % chez les opposants à l’arrivée accrue de VÉ chinois. Fait intéressant : 57 % des répondants s’opposent néanmoins à limiter le commerce avec la Chine uniquement pour éviter une réaction économique américaine.
Méthodologie du sondage
L’enquête, réalisée en ligne auprès de 1 570 personnes entre le 30 janvier et le 2 février, ne comporte pas de marge d’erreur puisqu’elle ne repose pas sur un échantillonnage aléatoire — une limite reconnue par le Conseil de recherche et d’intelligence marketing du Canada.
Conclusion
D’un point de vue strictement industriel, ce résultat n’est pas surprenant : le prix demeure le principal frein à l’adoption des VÉ. L’arrivée de constructeurs chinois — souvent très agressifs sur les coûts — pourrait intensifier la guerre des prix et forcer les marques établies à ajuster leurs stratégies. Mais le véritable enjeu dépasse le consommateur : il touche la souveraineté industrielle nord-américaine. Plus le Canada ouvre son marché, plus la pression augmente sur une chaîne d’approvisionnement déjà étroitement intégrée aux États-Unis. Autrement dit, l’équation est simple : accessibilité pour l’acheteur vs protection de l’écosystème manufacturier.
Avec des renseignements de la press Canadienne
Le texte Les Canadiens favorables à davantage de véhicules électriques chinois provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
Autres articles de Benoit Charette:
Merci à notre partenaire Benoit Charette pour sa contribution à Canada Motor Jobs





