Trump veut imposer de nouveaux tarifs punitifs sur l’industrie automobile allemande

Le président américain a annoncé l’imposition, dès le 1er février, d’un tarif de 10 % sur les importations provenant de pays européens ayant exprimé leur soutien au Groenland face aux menaces américaines de prise de contrôle du territoire danois semi-autonome.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, Donald Trump a précisé que ces tarifs pourraient grimper à 25 % « jusqu’à ce qu’un accord soit conclu pour l’achat complet et total du Groenland ». Une décision explosive qui pourrait avoir des répercussions lourdes sur les constructeurs automobiles européens. Les pays visés sont le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.

Un coup dur potentiel pour les constructeurs automobiles

Si elles sont mises en œuvre, ces nouvelles mesures frapperaient de plein fouet des constructeurs majeurs comme Volkswagen, Audi, Porsche, BMW, Mercedes-Benz et Jaguar Land Rover, tous fortement dépendants du marché américain pour leurs exportations.

L’OTAN ciblée de l’intérieur

L’Union européenne a immédiatement réaffirmé son soutien au Danemark et au Groenland. Des ambassadeurs des États membres doivent se réunir pour discuter des prochaines étapes.

Bruxelles met en garde contre une escalade dangereuse

« Les tarifs minent les relations transatlantiques et risquent d’entraîner une spirale dangereuse », ont déclaré conjointement Ursula von der Leyen et Antonio Costa. « L’Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté. » Le lobby automobile allemand VDA a également sonné l’alarme. Sa présidente, Hildegard Müller, estime que les coûts seraient « énormes » pour l’industrie allemande et européenne et appelle à une réponse stratégique coordonnée depuis Bruxelles.

Pressions politiques de part et d’autre de l’Atlantique

Même aux États-Unis, la manœuvre suscite des critiques. Les sénateurs Thom Tillis (républicain) et Jeanne Shaheen (démocrate) ont exhorté la Maison-Blanche à « abandonner les menaces et privilégier la diplomatie ». En Europe, les réactions ont été vives. Emmanuel Macron a jugé ces menaces « inacceptables », le premier ministre suédois Ulf Kristersson a dénoncé un « chantage », tandis que le premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié l’initiative de « complètement erronée ».

L’accord commercial UE–États-Unis en sursis

Au Parlement européen, les élus se préparent à bloquer l’accord commercial conclu avec Washington en juillet dernier. Manfred Weber, chef du Parti populaire européen, a affirmé que l’accord avec les États-Unis « n’est pas possible à ce stade ». Si le PPE s’allie aux partis de gauche, une majorité pourrait suffire à retarder ou annuler l’entente, déjà fragilisée par l’élargissement des tarifs américains de 50 % sur l’acier et l’aluminium.

Une base juridique encore incertaine

Il demeure flou sur quelle autorité légale Donald Trump s’appuierait pour imposer ces tarifs. Il a déjà invoqué l’International Emergency Economic Powers Act dans des cas similaires, une pratique actuellement contestée devant la Cour suprême. Une autre option envisagée, la section 122, limiterait toutefois les tarifs à 15 % pour une durée maximale de 150 jours.

Le Groenland, enjeu stratégique et militaire

Trump soutient que les États-Unis doivent contrôler le Groenland pour des raisons de sécurité nationale, notamment dans le cadre du projet antimissile « Golden Dome ». Il affirme qu’un simple renforcement militaire ne suffit pas sans « propriété » du territoire.

Pendant ce temps, plusieurs pays européens ont déployé des soldats au Groenland dans le cadre d’activités de formation de l’OTAN, soulignant l’urgence avec laquelle l’Europe perçoit la pression américaine.

À mon sens, cette crise marque un tournant : les tarifs ne sont plus seulement un outil commercial, mais un levier géopolitique direct, avec l’industrie automobile européenne prise en otage.

Avec des renseignements de Bloomberg

Le texte Trump veut imposer de nouveaux tarifs punitifs sur l’industrie automobile allemande provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

 

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