Ottawa réduit les exemptions tarifaires de Stellantis et GM après leurs reculs au Canada

Le gouvernement canadien a décidé de réduire les exemptions de tarifs douaniers accordées à Stellantis et General Motors pour les véhicules importés des États-Unis, après que les deux constructeurs eurent ralenti leurs activités manufacturières au pays. Selon des sources gouvernementales citées par Automotive News Canada, Ottawa limite désormais la quantité de véhicules assemblés aux États-Unis pouvant entrer au Canada sans subir de droits de représailles.

Des exemptions conditionnelles à la présence au pays

Ces exemptions, ou quotas de remise, avaient été instaurées en réponse aux tarifs américains de 25 % imposés sur les véhicules canadiens en avril dernier. Le Canada avait alors riposté en appliquant ses propres tarifs, tout en accordant des exemptions à certains constructeurs actifs sur son territoire. Mais Ottawa avait prévenu : ces avantages sont conditionnels au maintien des emplois et des investissements au Canada. « Tant que les constructeurs continueront à produire et à investir au même rythme, leurs quotas d’importation demeureront inchangés », avait déclaré un représentant du ministère des Finances en septembre.

GM et Stellantis dans la mire

Les deux géants américains ont toutefois annoncé d’importantes réductions récentes :

  • Stellantis a décidé de délocaliser la production du Jeep Compass vers l’Illinois, abandonnant son projet pour l’usine de Brampton (Ontario). Ce changement touche environ 3 000 employés.

  • General Motors a mis fin à la production de ses fourgons électriques BrightDrop à Ingersoll, laissant plus de 1 000 travailleurs sans emploi.

En conséquence, Ottawa a réduit le quota d’importation sans tarif de GM de 24 % et celui de Stellantis de 50 %.

Des ententes confidentielles

Les détails des accords de remise demeurent confidentiels, et le gouvernement ne précise pas publiquement quelles obligations exactes lient les constructeurs. Il reste donc à déterminer si les récentes décisions de Stellantis et GM constituent une violation formelle de leurs ententes. Pendant ce temps, Stellantis affirme avoir encore des « plans » pour Brampton, sans donner de calendrier, et GM soutient qu’elle étudie « une large gamme d’options » pour redéployer l’usine d’Ingersoll.

Un signal politique clair

Cette décision fédérale vise à protéger les emplois manufacturiers canadiens et à rappeler aux constructeurs que les avantages commerciaux viennent avec des responsabilités. Le gouvernement Trudeau semble ainsi vouloir freiner la migration des investissements vers les États-Unis, un phénomène amplifié par les incitatifs massifs du Inflation Reduction Act.

Le texte Ottawa réduit les exemptions tarifaires de Stellantis et GM après leurs reculs au Canada provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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