Essai routier du Lexus RX450h+

Le RX est un modèle important pour Lexus. Quelque part au début des années 2000, ça a été un des précurseurs du marché des VUS de luxe à vocation plus urbaine. Puis, Toyota a rapidement flairé la bonne affaire en déclinant le RX en version hybride. Celui-là aussi a connu plus que sa juste part de succès.

Et là, enfin, pour une première fois, Lexus met en marché cette année un RX450h+ à moteur hybride branchable. C’est donc dire qu’on peut réduire encore un peu plus la dépendance de ce VUS aux carburants fossiles, puisqu’il suffit de le brancher à la borne de son choix pour récupérer jusqu’à 60 kilomètres d’autonomie tout électrique par charge.

Là-dessus, on peut féliciter Toyota et Lexus pour leur décision relativement rationnelle de privilégier la consommation d’essence plutôt que l’excès de puissance. Sous le capot on trouve le même 4 cylindres de 2,5 litres partagé avec d’autres véhicules des deux marques japonaises, auquel on greffe un groupe électrique identique à celui du NX450h+.

La batterie du groupe électrique est assez typique d’un moteur hybride branchable : elle fait 18,1 kilowatts-heure, ce qui, en principe, est suffisant pour presque 60 kilomètres d’autonomie par charge. Le RX est aussi équipé d’un chargeur de 6,6 kilowatts qui lui permet, quand on le connecte à la bonne borne, de récupérer la totalité de sa charge en tout au plus 2 heures. Sa puissance totale est de 304 chevaux.

Sa consommation moyenne de carburant est, selon Lexus, de 2,8 litres aux 100 kilomètres. C’est une bonne approximation, mais ça peut varier grandement. Par exemple, si vous ne chargez jamais sa pile, sa consommation moyenne grimpe un peu au-dessus des 7 litres aux 100 kilomètres. Côté électrique, la consommation moyenne varie entre 30 et 35 kilowatts-heure par 100 kilomètres, ce qui est quand même plutôt élevé.

Dans tous les cas, le RX450h+ est toujours le même VUS intermédiaire de luxe qu’avant. On mise sur le confort, au sens très large : l’habitacle est d’une finition très sobre, mais c’est juste assez chic pour être élégant. Les sièges sont confortables, la visibilité est bonne, l’ergonomie est bien faite. On peut asseoir jusqu’à cinq personnes sans grand effort. Et le coffre est d’un volume utile dans la moyenne de la catégorie.

Personne ne va se prendre pour un pilote de course au volant du RX450h+. De toute façon, le conducteur sera probablement trop occupé à essayer de comprendre la drôle d’interface tactile que Lexus a décidé d’intégrer aux commandes au volant du RX. Lexus, on le sait, a une affection profonde pour les systèmes d’interface compliqués qui n’ont pas leur place à bord des véhicules. Rappelons-nous de l’étrange pavé de souris avec curseur à l’écran d’avant la pandémie…

Ce coup-ci, ce sont les boutons situés sur le volant qui deviennent des surfaces tactiles. Sauf que pour savoir ce qu’ils commandent, il faut regarder l’image du projecteur tête haute située dans le pare-brise, parce que ça change selon le contexte. Bref, c’est compliqué pour rien.

Au moins, la conduite, elle, est très simple. La mécanique du RX est peu gourmande, et elle n’est pas la plus tonitruante non plus. Les accélérations sont correctes, sans décoiffer. La combinaison d’un 4 cylindres, d’un moteur électrique de puissance modeste, et d’une boîte CVT rend tout ça très linéaire, et produit un son aigu un peu agaçant qui n’est pas celui qu’on est habitué d’entendre à bord d’un VUS de luxe.

Au moins, toute la puissance produite s’en va aux quatre roues, puisque le système est à prise permanente. Il faut dire que côté options et équipement, on n’a une tonne de choix, étant donné que Lexus ne vend le RX hybride branchable au Canada qu’en une seule version. Et elle coûte 90 276$.

C’est donc un VUS urbain de luxe, pour vrai, et on peut insister sur le mot « luxe ». Surtout que pour une fois, on parle d’un luxe raisonnable, grâce à une mécanique éprouvée, fiable et très moderne, sans tomber dans la démesure et la décadence.

Mais encore une fois, à ce prix-là, il existe aussi des options entièrement électrifiées qui offriront sensiblement la même expérience de conduite et qui n’auront jamais besoin de passer à la station-service…

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Le texte Essai routier du Lexus RX450h+ provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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