Nissan Leaf 2026
Avant que Tesla ne devienne un verbe et que chaque constructeur promette « l’électrique pour tous », il y avait la Nissan LEAF. En 2011, elle dominait un segment encore embryonnaire. Le grand patron Carlos Ghosn avait annoncé au Dodgers Stadium que Nissan n’allait pas suivre la voie de l’hybridation, mais passer directement asu tout électrique avec la Leaf. Par la suite, Nissan a regardé le train passer pendant que les autres accéléraient. Batterie modeste, autonomie limitée, performances dignes d’une voiturette de golf — la LEAF est passée de leader à figurante en quelques années. Arrive 2026, troisième génération : refonte complète et tentative évidente de reconquête. La vraie question n’est plus pourquoi Nissan a perdu son avance, mais si cette nouvelle LEAF tient enfin la promesse faite il y a 15 ans.
Batterie et autonomie
La nouvelle batterie de 75 kWh change radicalement le portrait. On parle d’une capacité plus de trois fois supérieure à celle du modèle original (24 kWh), avec une autonomie maximale d’environ 488 km — très compétitive face aux autres VÉS d’entrée de gamme. En conditions réelles, notre version à l’essai a parcouru 375 km sur routes secondaires. À vitesse autoroutière soutenue, attendez-vous plutôt à 340 km, soit exactement là où se situe le cœur du marché. Pas spectaculaire, mais pertinent.
Deux ports de recharge plutôt qu’un
La LEAF adopte un port NACS pour la recharge rapide — autrement dit, elle parle désormais la langue Tesla. Pratique pour les recharges rapide sur un réseau fiable. Pour la recharge à la maison, il y a toujours le port J1772. Une mesure qui est temporaire selon Nissan pour passer sans trop souffrir d’une technologie à l’autre. Nissan annonce une puissance maximale de 150 kW, avec un passage de 10 à 80 % en environ 35 minutes (moyenne autour de 90 kW). En hiver sans préconditionnement, attendez-vous à moins — surprise, une batterie froide reste une batterie froide.
Performances
Avec 214 chevaux, la LEAF ne cherche pas à impressionner la galerie. Le 0-100 km/h devrait tourner autour de 8 secondes. Suffisant pour dépasser sans stress sur l’autoroute, moins pour jouer au pilote. La vraie surprise vient plutôt du silence. Cette LEAF est exceptionnellement feutrée, même comparée à plusieurs rivales électriques. Ajoutez une structure rigide et un châssis bien calibré, et vous obtenez une compacte électrique extrêmement relaxante. Ce n’est pas une voiture qui excite — c’est une voiture qui apaise.
Conduite
Traction oblige, la LEAF conserve un avantage hivernal potentiel face aux rivales à propulsion. Malgré une répartition de poids avant marquée (56/44), elle reste équilibrée, avec peu de roulis et une direction qui communique juste assez. Notre essai au froid et dans la neige a démontré clairement qu’avec des bons poneus, la Leaf maîtrise très bien l’hiver. Mais le clou du spectacle demeure le confort. La suspension absorbe les routes défoncées avec un calme presque luxueux. On l’achète pour son prix raisonnable; on la garde parce qu’elle roule comme une catégorie supérieure.
Intérieur et technologie
L’habitacle n’a plus rien de l’austérité des premières générations. Matériaux synthétiques mais agréables, excellente ergonomie et, sur la SV+, deux écrans de 14,3 pouces. Vous avez droit à Apple CarPlay et Android Auto sans fil. NissanConnect EV et l’arsenal ProPilot et ses d’aides à la conduite. Les sièges avant sont spacieux et confortables, mais l’arrière est un peu serré. Quant au coffre, la ligne de toit plongeante lui fait perdre quelques litres — les golfeurs compulsifs prendront note.
Des prix concurrentiels
La version S+ débute à 44 998 $, la SV+ : 47 998 $ (le meilleur rapport équipement/prix) et la version Platinum+ est à 52 798 $ — plus luxueuse, mais moins d’autonomie (417 km). Ironique. Nissan promet aussi pour bientôt une version de base avec batterie de 53 kWh et 174 chevaux qui pourrait passer sous les 40 000 $. Petit rappel amusant : une LEAF 2011 coûtait environ 38 395 $ avec 160 km d’autonomie. Comme quoi le progrès existe.
Conclusion
La Nissan LEAF 2026 n’est pas révolutionnaire — elle est simplement devenue exactement ce que le marché demande aujourd’hui : un prix réaliste, suffisamment performante, confortable et dotée d’une autonomie crédible. En réalité, ce n’est pas la LEAF qui a changé; c’est le marché qui l’a finalement rejointe. Elle ne fera pas rêver les amateurs de performances ni les chasseurs de technologies extrêmes. Mais pour l’acheteur rationnel qui veut abandonner l’essence sans hypothéquer sa maison, c’est probablement la LEAF la plus convaincante de l’histoire.
Forces
- Autonomie compétitive (S+ et SV+)
- Confort et tenue de route remarquables
- Habitacle moderne et bien équipé
- Silence de roulement exemplaire
- Bon positionnement prix/équipement
Faiblesses
- Toujours aucune option 4RM
- Puissance correcte, sans plus
- Version Platinum+ chère pour ce qu’elle offre
Le texte Nissan Leaf 2026 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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