Land Rover Defender 130
Ah, Land Rover. La fameuse marque britannique de chars d’assaut — de VUS de luxe conçus pour conquérir le volcan en éruption le plus près de chez vous, tout ça sans froisser votre plus beau costume trois pièces… Voilà une marque de véhicules dont on peut questionner la pertinence sur nos routes. Le Defender 130 ne fait rien pour dissiper cette inquiétude.
Le Defender 130 est la variante la plus longue et la plus imposante du Defender, qui existe aussi sous la forme du Defender 110, à quatre portes, et du Defender 90, qui n’en a que deux. En version 130 S, son prix de base est de 89 000 $, mais Land Rover use d’une astuce de stratégie marketing vieille comme le monde. Elle attire les gens avec cette variante de moins de 90 000 $, qui n’a pas grand-chose à offrir de bien séduisant.
La version qu’il mérite le coup d’œil est l’édition X, à 124 000 $, ou mieux encore, le Defender X-Dynamic SE, qui coûte 102 000 $. Celle-là a droit à des roues de 20 pouces, des phares à DEL signature et à une sono ambiophonique Meridian qui lui donnent tout le caractère espéré d’un camion Land Rover.
À ce prix, le Defender 130 n’est pas seulement un camion, c’est un énorme véhicule familial qui peut accueillir sept ou même huit passagers, selon comment vous le configurez. Sa forme très carrée et son empattement allongé créent beaucoup d’espace à l’arrière pour les occupants, et son toit quand même assez élevé fournit tout le dégagement nécessaire même pour la troisième rangée de sièges. Les sièges capitaine en option améliorent considérablement le confort des passagers de la deuxième rangée. L’espace de chargement est particulièrement généreux, surtout lorsque les sièges de la troisième rangée sont rabattus.
À l’avant, les sièges sont chauffants et ventilés. La conception intérieure est quand même assez jolie et raffinée. Les matériaux ont l’air durables et la technologie est assez moderne.
Au volant, l’ergonomie est vraiment étonnante. Le Defender est gros : on grimpe dans l’habitacle. La position de conduite élevée procure une bonne visibilité, ça crée une impression de sécurité, c’est rassurant. La mécanique est aussi extrêmement bien ficelée… si elle ne tombe pas en panne. Le six cylindres de 3 litres développe une puissance de 395 chevaux et un couple de 406 livres-pied. C’est du muscle. C’est une puissance qui est toujours prête à servir. La boîte à 8 rapports est vraiment bien ajustée.
Ça rend le véhicule étonnamment maniable. Sur l’autoroute, en tout cas. Ses dimensions en font un véhicule très peu pratique en ville. À la pompe aussi, on perd le sourire : on n’a pas pu descendre sous les 15 litres aux 100 kilomètres en ne faisant que de l’autoroute, et au combiné, ça tournait autour des 17 litres aux 100 kilomètres. Pour une motorisation qui se dit « hybride », c’est décevant.
Évidemment, Land Rover présente le Defender comme un véhicule prêt à visiter les dunes de sable du Sahara. Des conditions hors route extrêmes que son rouage intégral et ses modes de conduite ajustés électroniquement (y compris sa suspension) semblent conçus pour visiter sans effort.
Sauf que comme souvent dans le marché des VUS de luxe, les acheteurs ne visiteront à peu près jamais un sentier qui n’est pas asphalté. Le Defender 130, dans ce contexte, devient totalement superflu. Évidemment, s’il était moitié moins gourmand, ou moitié moins cher, peut-être qu’on aurait une opinion différente à son sujet.
Mais en 2025, il existe une liste longue comme ça de VUS et de véhicules qui peuvent accueillir toute votre famille, qui ne feront pas exploser votre tirelire… et qui ont une réputation de fiabilité autrement plus rassurante.
Le texte Land Rover Defender 130 provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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