Kia Sportage hybride rechargeable
Le Kia Sportage a longtemps été un VUS strictement bon marché, le choix que l’on faisait par contrainte budgétaire plutôt que par passion. Clairement, Kia a changé, depuis. La mouture 2026 hybride rechargeable du Sportage ne suit plus la parade, il s’impose comme un modèle à suivre pour un VUS compact à moitié électrique. Mais forcément, il vient avec une facture qui force la réflexion.
Le Sportage 2026 a certainement fière allure. Son imposante calandre et sa signature lumineuse orangée très affirmée, il joue la carte de l’audace stylistique. C’est massif, c’est moderne, ça rend ce VUS compact plus imposant sur la route.
De base, son moteur atmosphérique de 2,5 litres manque cruellement de souffle. La version branchable joue dans une tout autre ligue. Son moteur turbo de 1,6 litre est jumelé à un moteur électrique nourri par une batterie de 13,8 kWh. Ça donne une puissance combinée de 261 chevaux et un couple de 258 lb-pi.
C’est une belle différence. Le Sportage décolle avec une bonne vigueur grâce au couple instantané de l’électrique. La transition entre les modes de propulsion n’est pas toujours de la meilleure fluidité, avec un léger à-coup qu’on peut ressentir parfois. Mais c’est une motorisation qui va vraiment bien avec le gabarit du véhicule. Les reprises sont rassurantes et les dépassements se font facilement.
Cela dit, le Sportage hybride branchable n’a aucune prétention sportive. Son comportement routier est axé sur le confort. L’expérience de conduite est feutrée et silencieuse. Il est lourd, la suspension n’absorbe pas toujours les nids-de-poule, mais on est loin des générations antérieures, souvent critiquées pour leur sécheresse.
Malgré son poids, encore, le roulis est présent mais maîtrisé. La direction est précise. Son silence de fonctionnement en mode électrique est ce qui rend ce VUS un peu plus luxueux, dans le sens de confortable.
L’habitacle est bien dessiné et dominé par une large dalle incurvée qui intègre deux écrans de 12,3 pouces. La qualité des matériaux a fait un bond de géant. Cependant, tout n’est pas rose au royaume de l’ergonomie. Sa barre de commandes tactile à double fonction, située sous l’écran central, va faire rager plus d’un conducteur, et même son passager, surtout l’hiver (avec les gants).
Cette barre contrôle alternativement la climatisation et le système multimédia. Le problème ? Elle dissimule en permanence une moitié des commandes. Vous voulez monter le volume ? Assurez-vous d’être dans le bon mode, sinon vous augmenterez la température de l’habitacle.
C’est une fausse bonne idée, voilà.
Mais bon. C’est à la pompe que le Sportage hybride branchable abat sa meilleure carte. Il exploite intelligemment une cinquantaine de kilomètres d’autonomie électrique, qui sont moins nombreux l’hiver (et que le tableau de bord d’indique pas) et si on le recharge chaque jour, on obtient, l’hiver, une consommation de 5,5 litres aux 100 km. Pour un VUS à traction intégrale de série, c’est un très bon résultat.
Ce Sportage est vendu au Canada à un prix qui va de 49 000 $ à 52 000 $. Il n’est pas donné. Mais c’est un véhicule hybride branchable abouti, confortable et esthétiquement réussi. Il corrige la plupart des défauts de ses ancêtres et offre une efficacité énergétique réelle.
Si vous pouvez pardonner ses caprices ergonomiques et absorber son prix, c’est un choix parmi les plus pertinents de sa catégorie.
Le texte Kia Sportage hybride rechargeable provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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