Allons-nous manquer de temps pour réaliser les objectifs des véhicules électriques ?
Ce n’est plus un secret pour personne : tous les constructeurs automobiles sont engagés dans une course effrénée pour diminuer de manière exemplaire les GES d’ici 2030. D’un autre côté les effets prolongés de la pandémie et la profonde léthargie économique que traverse le globe en ce moment remettent en question tous ces objectifs.
Beaucoup de détours en chemin
Au moment où la demande en véhicules électriques explose un peu partout dans le monde, les constructeurs automobiles viennent de réaliser que beaucoup d’infrastructures ne sont pas prêtes. Par exemple, les opérations d’exploitation minière et de raffinage des minéraux — comme les usines de fabrication de semi-conducteurs – ont des demandes qui excèdent largement les capacités de production. Mettre une usine en place ou ouvrir un mine d’exploitation de lithium demande des années (on parle de près de dix ans dans le cas d’une mine). Les investisseurs hésitent, car de nouvelles technologies comme des piles solides (qui n’ont plus besoin de lithium) approchent. Est-ce encore nécessaire sur le long terme de s’investir dans une approche qui sera peut-être éphémère ? Beaucoup d’états américains se questionnent sur la large part de marché que pourrait occupé le véhicule électrique en raison du mode de de la production d’électricité qui se fait au moyen de charbon, de nucléaire ou de gaz naturel. Beaucoup d’États américains estiment qu’elles n’ont pas les ressources pour produire assez d’électricité pour rencontrer les objectifs de 50 % du parc automobile tout électrique pour 2030 annoncée par Joe Biden.
Marcher avant
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