Le Canada débourse 2,4 milliards $ pour freiner la flambée des prix de l’essence

Face à une hausse brutale des prix à la pompe, le gouvernement canadien dirigé par Mark Carney a décidé de suspendre temporairement la taxe fédérale d’accise sur les carburants. La mesure sera en vigueur du 20 avril au 7 septembre et vise à offrir un répit immédiat aux automobilistes, durement touchés par la récente flambée des prix de l’énergie.

Une baisse tangible… mais limitée

Avec cette suspension fiscale, le prix de l’essence ordinaire devrait diminuer d’environ 10 cents par litre. Du côté du diesel, la baisse sera plus modeste, autour de 4 cents par litre. Un allègement bienvenu, mais à relativiser : les prix à la pompe ont bondi de plus de 40 cents/litre ces dernières semaines, notamment en raison des tensions liées au Iran qui ont fait grimper les cours mondiaux du pétrole.

Une facture salée pour Ottawa

Ce coup de pouce aux consommateurs a un prix : environ 2,4 milliards de dollars en revenus fiscaux perdus pour l’État. Malgré ce manque à gagner, Ottawa défend une décision « responsable et temporaire », estimant qu’elle s’inscrit dans une gestion équilibrée entre soutien au pouvoir d’achat et rigueur budgétaire.

Un débat politique toujours actif

Si l’opposition conservatrice appuie l’élimination de la taxe d’accise, elle souhaitait aller plus loin en suspendant également la TPS et la tarification sur les carburants propres jusqu’à la fin de l’année. Une proposition qui aurait permis de réduire les prix jusqu’à 25 cents/litre, mais avec un coût nettement plus élevé, évalué à environ 5,25 milliards de dollars.

Une tendance mondiale

Le Canada n’est pas un cas isolé. Plusieurs gouvernements interviennent pour amortir le choc des prix énergétiques. À titre d’exemple, Australia a récemment réduit de moitié sa propre taxe sur les carburants, entraînant une baisse immédiate des prix à la pompe.

Conclusion

D’un point de vue automobile, cette mesure est un pansement sur une fracture. Elle soulage à court terme, mais ne règle rien sur le fond : la volatilité des prix du pétrole et la dépendance énergétique. Pour les constructeurs, c’est aussi un rappel brutal que l’argument du coût d’utilisation — électrique vs thermique — reste un levier clé dans les décisions d’achat.

Avec des renseignements de Carscoops

Le texte Le Canada débourse 2,4 milliards $ pour freiner la flambée des prix de l’essence provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile

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