Tesla abandonne l’Autopilot en Amérique du Nord
Tesla poursuit son virage stratégique en matière d’aides à la conduite. À compter du 14 février 2026, le constructeur retirera l’option Autopilot de son offre nord-américaine. Désormais, la seule technologie avancée d’aide à la conduite (ADAS) proposée sur les nouveaux modèles Tesla sera le Full Self-Driving (FSD), accessible exclusivement par abonnement mensuel.
Le FSD devient l’unique option… par abonnement seulement
Après avoir récemment confirmé la fin de la vente du FSD en achat unique, Tesla va plus loin en éliminant l’Autopilot à la commande sur les nouvelles Tesla depuis le 22 janvier 2026. Les véhicules déjà équipés d’Autopilot le conservent, sans mise à jour forcée. Le FSD est offert uniquement par abonnement, au coût de 99 $ par mois au Canada. De série, toutes les nouvelles Tesla incluent désormais seulement le régulateur de vitesse adaptatif (Traffic-Aware Cruise Control – TACC), soit le niveau d’assistance de base.
Une logique financière assumée
Ce virage n’a rien d’innocent. Comme bien d’autres industries, Tesla privilégie les revenus récurrents mensuels. D’un point de vue consommateur, l’abonnement à 99 $ par mois est plus facile à absorber que l’ancien achat unique à environ 11 000 $, qui faisait grimper de façon notable les paiements mensuels — par exemple sur un Model Y financé sur 72 mois à 4,8 %.
Record controversé en toile de fond
Coïncidence ou non, cette annonce survient alors qu’un groupe de conducteurs privés affirme avoir établi un nouveau record de type “Cannonball Run”, traversant les États-Unis de Los Angeles à New York sans jamais toucher le volant, en s’appuyant uniquement sur le FSD d’une Tesla Model S. L’équipe, incluant le pilote d’endurance bien connu Alex Roy, revendique un temps de 58 h 22 min, avec des arrêts limités à la recharge. Une performance spectaculaire… mais qui relance aussi le débat sur l’usage réel et légal de ces systèmes.
Une image de marque en recul au Canada
Cette refonte de l’offre ADAS intervient dans un contexte plus délicat pour Tesla. Au Canada, l’attrait pour la marque a nettement diminué, avec des ventes en baisse d’environ 65 % en 2025 par rapport à l’année précédente. Les raisons sont multiples et largement documentées, allant de la concurrence accrue aux enjeux d’image.
Conclusion
Tesla fait un pari clair : monétiser son logiciel plutôt que ses véhicules. Techniquement cohérent, économiquement logique… mais risqué sur le plan marketing. Supprimer le choix intermédiaire qu’était l’Autopilot pourrait rebuter une clientèle déjà hésitante, surtout dans un marché nord-américain où la confiance envers la marque s’effrite.
Avec des renseignements de Driving.ca
Le texte Tesla abandonne l’Autopilot en Amérique du Nord provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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