Donald Trump envisage d’exempter certaines pièces automobiles des nouveaux tarifs de 25 %

Le 14 avril, depuis le Bureau ovale, le président Donald Trump a laissé entendre qu’il pourrait accorder des exemptions temporaires aux tarifs douaniers de 25 % qu’il a imposés sur les véhicules et pièces importés. L’objectif serait d’offrir aux constructeurs automobiles un délai pour rapatrier leur production aux États-Unis.

« Je regarde comment aider les constructeurs automobiles. Ils passent à des pièces fabriquées au Canada, au Mexique et ailleurs, mais ils ont besoin d’un peu de temps, parce qu’ils vont bientôt les produire ici », a déclaré Trump.

Une déclaration qui fait bondir les marchés

Peu après ses propos, les actions de General Motors, Ford et Stellantis ont rebondi, atteignant leur sommet de la séance, renversant ainsi les pertes antérieures. Cette déclaration introduit toutefois une nouvelle dose d’incertitude dans la stratégie tarifaire de la Maison-Blanche, déjà jugée volatile par les observateurs.

Des tarifs qui bousculent l’industrie

Les droits de douane sur les importations de véhicules menacent de faire augmenter les prix pour les consommateurs américains et de perturber profondément des chaînes d’approvisionnement étroitement intégrées entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Trump, lui, justifie ces mesures comme un levier essentiel pour relancer la fabrication automobile sur le sol américain.

Actuellement, les tarifs de 25 % s’appliquent aux véhicules complets, tandis que ceux sur les pièces détachées doivent entrer en vigueur au plus tard le 3 mai. Le Canada et le Mexique bénéficient déjà d’exemptions partielles si leurs véhicules répondent aux critères de contenu nord-américain définis dans l’accord de libre-échange en vigueur.

Le bureau-chef de Stellantis à Détroit, au Michigan
Le bureau-chef de Stellantis à Détroit, au Michigan | Auto123.com

Les constructeurs réclament des exemptions ciblées

Depuis plusieurs semaines, les trois grands constructeurs de Détroit font pression sur l’administration Trump pour épargner certains composants à faible coût des futurs tarifs. Selon des sources proches du dossier, Ford, GM et Stellantis accepteraient de payer des droits sur les véhicules complets et les composants majeurs comme les moteurs et transmissions, mais pas sur l’ensemble des pièces.

Ils soutiennent que des tarifs généralisés sur les pièces détachées gonfleraient les coûts de plusieurs milliards, déclenchant avertissements sur bénéfices et suppressions d’emplois — un contresens avec l’objectif affiché de Trump.

Malgré ces signaux d’assouplissement, le président a averti que les répits accordés dans certains secteurs ne seraient que temporaires. Des tarifs sectoriels spécifiques sont déjà dans les cartons pour remplacer les exclusions actuelles.

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