On veut creuser les océans pour trouver des minéraux pour les batteries
Vous le savez sans doute, les océans constituent un des écosystèmes les plus fragiles sur la planète. Malmené par la pollution du plastique, les déversements illégaux de toutes, voici maintenant que les compagnies minières se manifestent pour aller forer les fonds océaniques à la recherche de nickel et de cobalt pour les batteries de véhicules électriques.
Un désastre annoncé pour l’environnement
Nous comprenons que la pression est forte auprès des constructeurs automobiles qui devront se plier à des exigences gouvernementales très strictes, mais est-il nécessaire de détruire l’environnement pour tenter de le sauver. L’exploitation minière du nickel et du cobalt a de graves répercussions sur l’environnement, provoque des disparitions massives d’espèces et déchire les communautés locales. Voulons-nous reproduire les cicatrices à l’environnement que ces mines ont laissées dans l’océan ?
Une très forte demande
L’industrie minière ne peut tout simplement pas répondre à la demande de métaux précieux utilisés dans la fabrication des batteries des véhicules électriques, mais la mer pourrait bien être la réponse aux besoins insatiables des capitalistes. Les fonds marins offrent d’excellents rendements en sulfate de nickel, sulfate de cobalt, cuivre et manganèse. La zone où se concentre l’exploitation minière est appelée plaine abyssale, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration américaine. Cette plaine couvre 70 % du plancher océanique et constitue le plus grand habitat de la planète.
Une solution de dernier recours
Selon un rapport de 2020 de la revue scientifique Nature, il y a plus d’un quart de milliard de tonnes de nickel dans un rayon
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