700 mise à pied à l’usine GM d’Oshawa
General Motors confirme que le troisième quart de travail de son usine d’assemblage d’Oshawa prendra fin le 30 janvier, comme prévu, ce qui entraînera la mise à pied d’environ 700 employés syndiqués. La décision s’inscrit dans un contexte de tensions commerciales persistantes qui forcent les constructeurs à revoir leurs stratégies de production en Amérique du Nord.
Située à l’est de Toronto, l’usine d’Oshawa assemble les Chevrolet Silverado. La suppression du quart de soir était anticipée depuis plus de huit mois. GM avait toutefois repoussé l’échéance en septembre en raison d’une forte demande pour les Silverado légers, mais a confirmé le 27 janvier à Automotive News Canada qu’aucune nouvelle prolongation n’était envisagée.
Retour à deux quarts, malgré l’avenir du site
À compter du 30 janvier, l’usine reviendra donc à deux quarts de travail, tout en poursuivant les préparatifs pour la prochaine génération de camionnettes pleine grandeur, selon la porte-parole de GM Canada, Ariane Souza Pereira. GM et le syndicat Unifor affirment avoir travaillé conjointement afin d’offrir des programmes de départ, de retraite et divers avantages aux employés touchés.
Unifor pointe les tarifs américains
Le syndicat Unifor Local 222, qui représente environ 3 000 employés horaires à Oshawa, estime que la coupure éliminera non seulement 700 emplois directs chez GM, mais aussi près de 1 000 postes dans la chaîne d’approvisionnement. Son président, Jeff Gray, attribue clairement la situation aux tarifs américains. Il souligne que la perte annuelle de 50 000 camionnettes légères à Oshawa coïncide avec un gain équivalent à l’usine de Fort Wayne, en Indiana.
Depuis avril 2025, les États-Unis imposent des droits de douane pouvant atteindre 25 % sur les véhicules canadiens. GM évite de lier directement sa décision aux tarifs, évoquant plutôt une combinaison de prévisions de la demande et d’un environnement commercial en évolution. La PDG Mary Barra a toutefois confirmé que GM ajouterait 50 000 camionnettes à la production de Fort Wayne.
Pressions politiques et avenir incertain
Ottawa exerce aussi des pressions sur GM. En octobre, le gouvernement fédéral a réduit de 24,2 % le nombre de véhicules que GM peut importer des États-Unis sans tarif, une mesure qui pourrait coûter des millions de dollars au constructeur, pourtant numéro un au Canada en 2025. Jeff Gray demeure prudent, rappelant que l’industrie automobile a déjà traversé des cycles difficiles et que la situation politique américaine pourrait évoluer rapidement.
Avec des renseignements d’Automotive News
Le texte 700 mise à pied à l’usine GM d’Oshawa provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile
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