Récapitulatif de l’été de l’AIA Canada : la défense des intérêts en action
Texte publié par AIA Canada le 22 septembre 2026
L’AIA Canada continue de faire progresser le droit à la réparation grâce à diverses initiatives législatives, stratégiques et de défense des intérêts. Des progrès significatifs dépendront probablement de plusieurs avenues qui avanceront simultanément. De la législation fédérale et de la réglementation provinciale à la création de coalitions nationales et aux échanges directs avec les décideurs politiques, chaque effort contribue à renforcer les arguments en faveur d’un cadre qui protège le choix des consommateurs et donne aux entreprises de réparation indépendantes accès à l’information, aux outils et aux technologies dont elles ont besoin.
Garder toutes les avenues fédérales ouvertes
À l’échelle fédérale, l’AIA Canada continue d’explorer plusieurs possibilités pour faire progresser le droit à la réparation, notamment en plaidant pour que les véhicules automobiles soient inclus dans le projet de loi C-267 et en examinant comment le projet de loi C-36 pourrait être élargi afin d’inclure les données de réparation et d’entretien générées par les véhicules dans le cadre proposé de portabilité des données.
L’AIA Canada a également été invitée à comparaître devant le Comité permanent des finances de la Chambre des communes dans le cadre de ses consultations prébudgétaires, ce qui a constitué une occasion importante de présenter directement les priorités du secteur de l’entretien et de la réparation automobile aux décideurs fédéraux et de réaffirmer la nécessité d’une approche nationale à la fois concrète et exécutoire.
Dans l’ensemble de ces démarches, l’objectif demeure de veiller à ce que les consommateurs puissent choisir où faire entretenir leur véhicule et que les entreprises de réparation indépendantes puissent accéder à l’information et aux technologies nécessaires pour réparer les véhicules modernes de façon sécuritaire et efficace.
Le Manitoba fait progresser le droit à la réparation
Les progrès se poursuivent également à l’échelle provinciale, où le projet de loi 15 du Manitoba, The Consumer Protection Amendment Act, a reçu la sanction royale en juin après plus de 18 mois d’activités de défense des intérêts menées par l’AIA Canada et ses membres.
La loi ouvre la voie à des règlements sur le droit à la réparation propres à différents secteurs, les appareils électroménagers devant être abordés en premier, suivis du secteur automobile. À mesure que le cadre automobile sera élaboré, l’AIA Canada continuera de collaborer avec le gouvernement du Manitoba afin de contribuer à garantir que les entreprises de réparation indépendantes aient un accès concret à l’information, aux outils et aux ressources dont elles ont besoin pour effectuer les réparations.
Ces progrès à l’échelle provinciale constituent une étape importante, tout en renforçant la nécessité d’une approche nationale coordonnée qui offre davantage d’uniformité aux entreprises et aux consommateurs partout au Canada.
Bâtir un mouvement national plus fort
Faire progresser le droit à la réparation dépend également du maintien de solides relations entre l’industrie, le gouvernement et l’ensemble de la communauté de défense des intérêts. C’est pourquoi l’AIA Canada a participé à la convention CanRepair à Halifax en mai.
Ce sommet national de deux jours a réuni des dirigeants de l’industrie, des décideurs politiques et des défenseurs afin de discuter de l’avenir du droit à la réparation au Canada, notamment des avantages économiques associés à un meilleur accès à la réparation, à une concurrence accrue, à une meilleure abordabilité et à la création d’emplois.
À titre de vice-présidente de la Coalition CanRepair, Emily Holtby a participé à une table ronde aux côtés d’autres parties prenantes et décideurs politiques, contribuant ainsi à faire entendre le point de vue du secteur de l’entretien et de la réparation automobile tout en renforçant les relations avec les organisations qui poursuivent le même objectif.
Amener les décideurs directement dans les ateliers
L’AIA Canada a également poursuivi ses échanges directs avec les élus au cours de l’été en organisant des visites dans des ateliers de réparation automobile et de carrosserie, où des députés ont pu entendre directement des propriétaires d’entreprise et des professionnels de l’industrie parler des difficultés qu’ils rencontrent pour accéder aux renseignements nécessaires aux réparations et aux technologies des véhicules.
Ces visites, notamment celles organisées avec Fix Network et AutoServiceGroup, ont permis de relier les discussions stratégiques aux réalités quotidiennes du secteur, tout en donnant aux députés une meilleure compréhension du rôle que jouent les entreprises indépendantes de réparation et de carrosserie comme employeurs locaux, milieux de travail dans les métiers spécialisés et partenaires de leur communauté.
En amenant les décideurs dans les milieux de réparation, l’AIA Canada a également pu réaffirmer l’incidence du droit à la réparation sur les consommateurs, particulièrement lorsqu’il s’agit de préserver le choix, de maintenir la concurrence et d’assurer un accès continu à des réparations de véhicules sécuritaires et abordables.
Continuer sur cette lancée
Les progrès réalisés au cours des derniers mois témoignent de l’importance de faire avancer le droit à la réparation sur plusieurs fronts à la fois, que ce soit par la législation fédérale, la réglementation provinciale, des partenariats nationaux en matière de défense des intérêts ou des discussions directes avec les décideurs.
L’AIA Canada continuera de travailler dans chacun de ces domaines afin de renforcer l’appui à un cadre qui tient compte des réalités de la réparation des véhicules modernes et qui donne aux consommateurs et aux entreprises de réparation indépendantes l’accès dont ils ont besoin à mesure que les technologies automobiles continuent d’évoluer.
Cet article a été publié originalement sur auto-gestion



