Tesla Cybercab: sur la route malgré tout
Ça fait quelques mois qu’on les attendait et voilà que les premiers robotaxis Cybercab de Tesla ont officiellement pris la route, au Texas, le 3 septembre dernier. C’est un début modeste, mais les ambitions de Tesla sont énormes. Et forcément, ça vient avec son lot d’inquiétudes.
Tesla est embrouillé avec la NHTSA, l’agence aux États-Unis qui s’occupe de la sécurité routière, dans des dossiers d’accidents liés au système «FSD» («Full Self-Driving») de ses voitures plus conventionnelles. Or, quoiqu’on en dise, le système FSD et les Cybercab sont intimement liés, puisqu’ils utilisent la même technologie de base.
À propos des Cybercab, la NHTSA se demande surtout si des véhicules qui n’ont pas de volant ni de pédales doivent se conformer aux mêmes règles de sécurité routière que ceux qui en ont. C’est une question légitime, encore plus quand on prend place à bord d’un taxi autonome entièrement dénué de commandes manuelles.
En cas d’urgence, la seule chose qu’un occupant d’un Cybercab peut faire, c’est appuyer sur un bouton d’urgence qui va immobiliser le véhicule et qui va appeler le soutien technique. Juste ça, ça distingue déjà pas mal le service de Tesla de Waymo, son rival de Google, qui utilise des véhicules plus conventionnels signés Jaguar, Hyundai et, plus récemment, Zeekr.
Il y a Zoox, le service qu’Amazon déploie à Las Vegas, qui ressemble aux Cybercab. Ses navettes sont plus grosses, mais elles non plus n’ont pas de poste de conduite dédié.
En revanche, les Zoox ont un système à double lidar aux quatre coins de leur carrosserie qui numérisent leur environnement en entier. Le résultat est comparé à une cartographie en 3D faite au préalable et aide les véhicules à se déplacer sur des circuits établis d’avance.
Les Cybercab utilisent exclusivement des caméras et de la vision par ordinateur. Tous les experts ne sont pas convaincus que ce soit la technologie la plus sûre. Ça permet à Tesla de construire des taxis autonomes à peu de frais, cela dit : on parle de 30 000 $US chacun, ce qui est beaucoup plus abordable que les véhicules d’Amazon ou de Google.
Ça explique aussi leur format minimaliste. Ils ont de la place pour deux occupants seulement, qui peuvent se connecter à Internet via une connexion Starlink, pourquoi pas, mais c’est tout. Sans doute que le service prendra de l’expansion dans le futur, à condition que la technologie fasse ses preuves…
Le texte Tesla Cybercab: sur la route malgré tout provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile




